Casino à Kahnawake: Québec est «pris en otage», dénonce la CAQ

Québec doit bloquer un projet de casino illégal à Kahnawake et fermer les trois... (Photo: AFP)

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Paul Journet
La Presse

(Québec) Québec doit bloquer un projet de casino illégal à Kahnawake et fermer les trois établissements illégaux déjà en place, croit l'opposition. «Ce n'est pas vrai qu'on n'a pas les moyens de faire quelque chose», lance Sylvie Roy de la CAQ.

Des terrains expropriés pour construire l'autoroute 30 n'ont pas été utilisés. Le ministère des Transports les a rendus disponibles pour les négociations territoriales entre le fédéral et le Conseil des Mohawks de Kahnawake. Un promoteur mohawk veut utiliser une partie de ces terrains pour construire un casino, équipé de 100 machines de vidéo poker et 35 tables de jeu, qui vendrait de l'alcool 24 heures sur 24. Il violerait le code criminel. Au Québec, seule Loto-Québec peut opérer un casino.

Or, le gouvernement Charest n'a pas prévu de clause pour empêcher que le terrain serve à un casino illégal, a dénoncé le péquiste Nicolas Girard.

Le casino doit être inauguré en 2015. Mais il pourrait ne pas être construit. Un référendum sur le sujet se déroulera le 28 avril. Et la population de la réserve a voté «non» aux deux précédents référendums sur la même question.

Cela ne rassure pas la CAQ. Mme Roy rappelle que Kahnawake compte déjà trois établissements illégaux, soit deux salons de poker et un bingo. La Sûreté du Québec (SQ) n'intervient pas. Elle n'a pourtant pas hésité à retirer des machines à sous dans une réserve algonquine au Témiscamingue la semaine dernière. La CAQ pense que la SQ n'intervient pas pour ne pas créer de nouveau conflit avec les Mohawks. «Est-ce qu'on va demeurer en otage comme ça tout le temps?», demande Mme Roy.

Le ministre Dutil s'était engagé en août dernier à aider le chef du Conseil des Mohawks de Kahnawake, Lloyd Phillips, à «combattre la présence de drogues illicites». Il n'a pas voulu expliquer pourquoi les autorités laissent encore les Mohawks violer la loi. Il a simplement rappelé que Québec s'est doté des moyens pour intervenir. «Dans le cas des réserves, il y a un groupe qui travaille avec la GRC, les policiers autochtones et la SQ, a-t-il indiqué. Eux ont regardé la situation pour intervenir et faire respecter les règlements et les lois.»

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