Pour lutter contre le décrochage, Québec met de l'avant l'argent... et les filles!

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L'un des principaux arguments pour garder les garçons à l'école: «Tu n’y as peut-être jamais pensé, mais les filles, elles, sont à l’école. Donc, si tu veux avoir plus de chances de rencontrer ta future blonde, tu ferais mieux de t’asseoir sur le banc d’école à côté d’elle.»

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Pour convaincre les garçons de persévérer à l'école, le gouvernement a décidé de leur parler franchement.
Dans un site Web dévoilé lundi, le ministère de l'Éducation y va d'arguments «pragmatiques».

D'abord l'argent: le détenteur d'un diplôme d'études professionnelles (DEP) ou collégiales (DEC) gagne en moyenne 35 pour cent de plus qu'un non-diplômé, soit environ 9000 $ par année. De quoi acheter 782 billets de cinéma ou 134 jeux vidéos, précise le site.

Ensuite l'amour: «Tu n'y as peut-être jamais pensé, mais les filles, elles, sont à l'école. Donc, si tu veux avoir plus de chances de rencontrer ta future blonde, tu ferais mieux de t'asseoir sur le banc d'école à côté d'elle.»

En fait, la liste des arguments énumérés par le site Web est longue: «Qui est fier de dire qu'il n'a pas terminé son secondaire?» Quitter l'école pour un emploi mal payé, «ça ne veut pas dire être libre». Sans oublier: les décrocheurs courent deux fois plus de risques de faire une dépression et d'être au chômage que les diplômés, en plus de vivre moins longtemps!

Au-delà du site Web, la campagne se décline en capsules télévisées qui seront présentées sur RDS jusqu'au 17 janvier et du 28 mars au 28 avril. On y présente les témoignages de travailleurs qui ont songé à abandonner l'école mais qui ont persévéré et d'autres qui ont décroché puis raccroché.

En conférence de presse lundi, la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a assuré que l'initiative ne se voulait pas «moralisatrice». Son but, a-t-elle dit, est de placer les jeunes devant les conséquences des choix qui s'offrent à eux: «lâcher» l'école ou obtenir son diplôme.

C'est à dessein que la campagne est lancée à quelques jours de Noël, alors que les plusieurs élèves viennent de recevoir leurs bulletins scolaires.

«Le temps des Fêtes, c'est souvent un moment charnière, où le jeune qui est découragé par un (mauvais) résultat obtenu (...) est peut-être en réflexion et se dit «est-ce que ça vaut la peine que je continue? Je pourrais peut-être aller travailler tout de suite», a affirmé Mme Beauchamp, en soulignant le rôle important que jouent les parents dans le cheminement de leurs enfants.

La campagne coûtera 400 000 $ à Québec. Elle fait partie d'un plan d'action dont l'objectif est de faire en sorte qu'en 2020, 80 pour cent des jeunes de moins de 20 ans détiennent un diplôme ou une qualification, contre 71,5 pour cent actuellement.

«On n'a jamais prétendu que des campagnes promotionnelles suffisaient à elles seules pour changer la donne», a convenu la ministre.

Le site Web est accessible par le biais des adresses jefinis.com ou jelache.com.




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