Le CH fait la promotion du fédéralisme, soutient Marois

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S'il n'y a pas de sombre complot pour écarter les joueurs francophones, le Club... (Photo: Bernard Brault, archives La Presse)

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Photo: Bernard Brault, archives La Presse

 

Martin Ouellet
La Presse Canadienne
Québec

S'il n'y a pas de sombre complot pour écarter les joueurs francophones, le Club de hockey Canadien est bel et bien devenu un outil de promotion du fédéralisme, pense la chef péquiste Pauline Marois.

En ce sens, la leader souverainiste cautionne l'analyse controversée de son porte-parole en matière de langue, Pierre Curzi, à l'effet que le symbole identitaire qu'était naguère le Canadien pour les francophones est devenu un véhicule de promotion pour le Canada.

Avec à peine quelques joueurs francophones marginaux, le Canadien «sert davantage au fédéralisme que, à mon point de vue, à la défense de nos intérêts et entre autres, de notre réalité de francophones d'Amérique», a-t-elle affirmé en point de presse, mercredi, à l'issue d'une réunion du caucus de ses députés à l'Assemblée nationale.

Mais si M. Curzi croit que la diminution du nombre de francophones «n'est pas un hasard», comme il l'a déclaré dans une entrevue récente à l'émission Les Francs Tireurs à Télé-Québec, la chef péquiste évite d'évoquer la thèse du complot fédéraliste.

Personne ne tire les ficelles derrière des portes closes pour écarter les joueurs francophones et priver du fait même les Québécois d'une source de fierté nationale, a convenu Mme Marois.

«Je ne crois pas que ce soit délibéré, qu'il y ait quelqu'un, quelque part, qui est derrière, dans les coulisses, mais le résultat est le même», a-t-elle fait valoir.

La leader du PQ en a profité pour accuser les journaux anglophones qui ont fait grand cas des propos de M. Curzi de se livrer à du «Quebec bashing».

Ces derniers temps, a relaté Mme Marois, la presse anglophone et certaines élites des autres provinces canadiennes semblent saisir toutes les occasions pour frapper sur le Québec.

Les éditoriaux acides au sujet du projet de loi 103 sur les écoles passerelles et les sorties répétées du premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Danny Williams, dans le dossier de l'énergie illustrent, selon elle, le sentiment d'animosité qui anime le Canada anglais envers le Québec.

«La semaine dernière, le premier ministre de Terre-Neuve s'est littéralement essuyé les pieds sur les Québécois. Moi, j'aimerais ça entendre le premier ministre du Québec nous défendre», a-t-elle dit.

M. Curzi n'en est pas à ses premiers commentaires controversés depuis qu'il assume les fonctions de porte-parole du Parti québécois en matière de langue. En 2008, il avait appuyé la démarche d'un militant indépendantiste qui réclamait, dans une lettre ouverte, que l'ex-Beatles Paul McCartney chante en français sur les Plaines d'Abraham.

Gaz de schiste

À une semaine de la rentrée parlementaire, la chef de l'opposition a par ailleurs annoncé son intention de maintenir la ligne dure en ce qui concerne l'épineux dossier de l'exploration et de l'exploitation des gaz de schiste.

Le PQ exige un moratoire sur l'exploitation de cette ressource, un mandat d'enquête élargi du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement et une commission parlementaire itinérante sur l'indépendance énergétique.

«Ce n'est pas vrai qu'on va exploiter nos ressources, au profit de quelques-uns, alors qu'elles devraient être exploitées au profit de tous. Surtout, avant de les exploiter, il faut savoir en quoi consistent les dangers auxquels on peut faire face et s'assurer que l'environnement est protégé», a insisté Mme Marois.

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