Julie Boulet devra s'expliquer avec le DGE

La ministre des Transports, Julie Boulet.... (Photo: Robert Skinner, Archives La Presse)

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La ministre des Transports, Julie Boulet.

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(Québec) La ministre des Transports, Julie Boulet, devra répondre aux questions des enquêteurs du Directeur général des élections (DGE) après avoir déclaré que les dons des entreprises aux partis politiques sont légaux.

En vertu de la loi électorale, seul un électeur peut verser une contribution. Le maximum permis est de 3000$ par année.Mercredi, en réponse aux affirmation de l'ADQ, qui soutient qu'il y a eu du favoritisme à l'égard de donateurs libéraux dans l'attribution de contrats, Julie Boulet a pourtant affirmé: «Il y a des règles qui régissent et qui encadrent le financement des partis politiques. C'est légal au Québec de faire du financement politique, que les compagnies donnent.»

Cette déclaration a fait sourciller le DGE, qui a décidé de procéder à des «vérifications». «À la suite des vérifications, on verra s'il y a lieu de faire enquête ou pas», a expliqué jeudi sa porte-parole, Audrey Garon. Le DGE veut vérifier «s'il pourrait y avoir du financement illégal» au Parti libéral du Québec.

Julie Boulet est le troisième ministre en trois mois à devoir rendre des comptes au DGE pour la même raison. En décembre, lors d'une conférence de presse, la titulaire de l'Éducation, Michelle Courchesne, avait dit que «la majorité des entreprises privées soutiennent tous les partis politiques». Elle répondait alors à d'autres allégations de favoritisme lancées par le PQ. Après avoir appris que le DGE allait lui poser des questions, elle avait publié un communiqué pour corriger ses propos et rappeler que seules les contributions populaires sont permises. Le DGE poursuit toujours ses vérifications malgré cette précision.

Toujours en décembre, le ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan, avait également affirmé que les dons d'entreprises sont légaux. Il avait même ajouté que son parti ne peut refuser de tels dons. «Il y a une loi qui gère tout ça. On ne peut pas empêcher une compagnie X de donner 3000$ au Parti libéral», avait-il affirmé. Il avait également précisé que chaque ministre doit recueillir chaque année 100 000$ en dons, une déclaration qui a plongé le gouvernement dans l'embarras. Les vérifications du DGE sont toujours en cours dans le cas de M. MacMillan.

Le DGE attend le rapport financier annuel du PLQ pour terminer ses vérifications. Il s'étonne de ces déclarations faites par trois membres du gouvernement. «C'est certain que c'est surprenant. Surtout trois... Ça fait beaucoup. C'est pour ça qu'on fait des vérifications. Mais ça ne veut pas dire nécessairement non plus qu'il y a quelque chose d'illégal», a souligné Audrey Garon.

La chef péquiste, Pauline Marois, a elle aussi exprimé son inquiétude: «Un lapsus, ça va. Deux, ça va. Trois, ça commence à devenir inquiétant.» «Le DGE dit qu'il va se pencher sur cette déclaration. Nous pensons qu'il faut faire plus. Le DGE doit faire enquête sur le financement du PLQ», a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse à Montréal.

Avec Katia Gagnon

 

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