La nomination de Gary Doer bien accueillie au Québec

Jean Charest a entretenu de bonnes relations avec... (Photo: PC)

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Jean Charest a entretenu de bonnes relations avec Gary Doer (à gauche) pendant les 10 ans qu'il a dirigé le gouvernement néo-démocrate du Manitoba.

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Martin Ouellet
La Presse Canadienne
Québec

La nomination de Gary Doer au poste d'ambassadeur du Canada aux Etats-Unis est une bonne nouvelle pour le Québec, a affirmé le premier ministre Jean Charest, vendredi.

Une opinion que partage son prédécesseur péquiste Bernard Landry.

Les deux hommes ont entretenu de bonnes relations avec M. Doer pendant les 10 ans qu'il a dirigé le gouvernement néo-démocrate du Manitoba.

«C'est une bonne nouvelle pour le Québec parce qu'il connaît très bien les enjeux québécois dans les relations avec les Etats-Unis, comme la filière hydraulique et les questions de sécurité. Il a aussi appuyé d'emblée le projet québécois de partenariat Canada-Europe. C'est un ami du Québec et un allié de tous les instants», a confié M. Charest, en entrevue avec La Presse Canadienne.

Au cours des ans, le Manitoba et le Québec ont fait front commun dans plusieurs dossiers, notamment contre le protectionnisme et pour la lutte aux changements climatiques.

Québec et Winnipeg ont aussi oeuvré conjointement pour faire reconnaître aux Etats-Unis l'hydroélectricité comme une énergie propre. Une bataille qui n'est pas terminée.

Récemment, MM. Doer et Charest ont également travaillé de concert pour convaincre le gouvernement américain d'assouplir les règles imposant le passeport obligatoire à la frontière.

«C'est un premier ministre qui a beaucoup cultivé ses liens avec les gouverneurs américains. Il connaît le système politique des Etats-Unis, c'est un bon communicateur et il est crédible. Comme ambassadeur du Canada à Washington, on ne pouvait pas faire un meilleur choix», a fait valoir le premier ministre.

A l'instar de M. Charest, l'ex-chef péquiste et premier ministre de 2001 à 2003, Bernard Landry, se réjouit du choix fait par le premier ministre Stephen Harper.

Selon lui, la nomination de M. Doer au poste le plus prestigieux de la diplomatie canadienne est le présage d'un changement de ton dans les relations canado-américaines.

«Je pense que ça va être bon. Il y avait un coup de barre à donner après les années de l'administration Bush et ce n'était pas facile. C'est une marque de progressisme», a dit M. Landry.

L'entrée en fonction d'un diplomate «progressiste» à Washington alors que s'amorce l'ère Obama ne peut être que favorable pour le Québec, a-t-il poursuivi.

Agé de 61 ans, M. Doer remplacera l'ancien ministre des Finances dans le gouvernement de Brian Mulroney, Michael Wilson, cet automne. M. Wilson est en poste depuis mars 2006.

M. Doer avait annoncé jeudi sa démission comme premier ministre du Manitoba, après 10 ans au pouvoir.




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