Des adéquistes sont «choqués», dit Éric Caire

L'ancien directeur général du PQ Raymond Bréard s'est... (Archives La Presse)

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L'ancien directeur général du PQ Raymond Bréard s'est retrouvé sur la sellette en février 2002 après que l'on eut révélé qu'il avait touché des honoraires de 200 000$ sur des subventions gouvernementales destinées à l'industrie culturelle.

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(Québec) Des militants adéquistes sont «choqués» que le candidat à la direction Christian Lévesque ait recruté l'ancien directeur général du PQ, Raymond Bréard, comme conseiller, estime son adversaire Éric Caire, qui nie se réjouir de la situation.

«Je ne dis pas que M. Bréard le mérite, mais cette affaire amène une controverse. Au niveau de l'image, il y a peut-être quelque chose qui va être pénalisant» pour la candidature de Christian Lévesque, a-t-il affirmé à La Presse, hier.

 

Le député de La Peltrie dit avoir reçu des courriels de militants adéquistes qui sont «choqués» de la décision de M. Lévesque, ex-député de Lévis. «Je constate (le mécontentement de militants), mais ça ne veut pas dire que je l'approuve», a-t-il noté.

«Personnellement, je passe par-dessus cette affaire-là. Et j'espère que les militants vont passer par-dessus ça et qu'ils jugeront l'homme sur ses idées.»

Éric Caire a souligné que M. Bréard, éclaboussé par une affaire de lobbyisme en 2002, «n'a rien fait d'illégal» bien qu'il ait «peut-être eu des comportements qui étaient questionnables au niveau de l'éthique».

Raymond Bréard s'est retrouvé sur la sellette en février 2002 après que l'on eut révélé qu'il avait touché des honoraires de 200 000$ sur des subventions gouvernementales destinées à l'industrie culturelle. Il avait quitté son poste de chef de cabinet du ministre des Finances Bernard Landry, un ami personnel, en 1998 et, peu de temps après, était devenu actionnaire de la firme de lobbyisme Oxygène 9. Plongé dans la controverse, M. Bréard avait démissionné de son poste de directeur général du PQ qu'il occupait depuis mai 2001. Il dit ne plus être membre du PQ depuis la démission-surprise de Bernard Landry au congrès de juin 2005. Il reprend maintenant du service en politique, dans le camp adéquiste cette fois.

Éric Caire dit accueillir «positivement» la candidature de Christian Lévesque. Les deux hommes se connaissent bien, et pas seulement parce qu'ils ont fait partie de la même équipe parlementaire. Éric Caire a été l'organisateur principal de M. Lévesque lorsque celui-ci a tenté, sans succès, de devenir maire de L'Ancienne-Lorette en 2005.

«J'ai toujours dit, et je le répète, que ça prend une course pour le parti. C'est correct, et j'espère que d'autres personnes vont se manifester», a affirmé M. Caire. Son organisateur est l'ancien député bloquiste Pierre Brien, qui a été conseiller de Mario Dumont et directeur du cabinet du leader parlementaire Sébastien Proulx avant les dernières élections générales.

De son côté, le député de Shefford, François Bonnardel, songe toujours à briguer la direction de l'ADQ. L'entrée en scène de Christian Lévesque «ne change rien à ma réflexion», a-t-il dit. La présence de Raymond Bréard dans l'entourage de l'ex-député de Lévis, «ça ne me fait pas grand-chose. Ce sont les membres de l'ADQ qui vont se faire une idée au sujet de l'équipe Lévesque».

 




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