Des changements s'imposent, dit le président de l'ADQ

Mario Charpentier... (Photo: La Voix de l'Est)

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Mario Charpentier

Photo: La Voix de l'Est

Alexandre Robillard
La Presse

(Québec) Le président intérimaire de l'Action démocratique du Québec a pris ses distances, vendredi, d'une des principales propositions adéquistes visant à abolir les commissions scolaires.

Mario Charpentier a affirmé que l'éducation doit continuer d'être au coeur du programme adéquiste mais il considère que l'abolition des commissions scolaires, un des principaux aspects du discours du chef démissionnaire Mario Dumont, est un élément secondaire qui relève de la mécanique.

«C'est de la mécanique pour atteindre l'objectif, a-t-il déclaré vendredi lors d'une entrevue. Ce qu'il faut regarder, c'est toutes les choses et trouver les meilleurs mécanismes.»

M. Charpentier, dont la nomination a été annoncée vendredi, a toutefois endossé très clairement une autre des principales propositions adéquistes, soit qu'une plus grande place soit faite aux entreprises privées dans le secteur des soins de santé.

«Toutes les questions peuvent être réévaluées, a-t-il dit. Je veux garder toutes les choses avec des options ouvertes. Les grands alignements, par contre, eux sont importants. Notre position en santé, santé mixte public-privé, ça c'est fondamental.»

M. Charpentier, candidat défait dans Brome-Missisquoi, au dernier scrutin, s'est montré plus réservé concernant le projet d'abolir les commissions scolaires.

«Je ne dis pas que je suis contre, a-t-il dit. Je ne dis pas que je suis pour.»

L'ADQ a été vivement critiquée pour avoir menacé de renverser le gouvernement, l'an dernier, avec une motion réclamant l'abolition des commissions scolaires.

M. Charpentier, un avocat, était vice-président de l'ADQ depuis mars 2008. Désigné par l'exécutif du parti, il remplacera Tom Pentefountas, qui a démissionné jeudi de son poste de président.

Lundi, après le dépouillement du vote, M. Dumont a annoncé qu'il quittait lui aussi le parti qu'il a contribué à fonder et dont il a été le premier député.

Selon M. Charpentier, l'élection de seulement sept députés adéquistes, lundi, a envoyé un message clair pour que l'ADQ revoie son programme.

«On a eu un message qui était assez clair pour dire qu'il faut faire un petit peu plus nos devoirs, a-t-il dit. Il faut revoir des choses. Il faut regarder les choses sereinement.»

M. Charpentier a affirmé qu'il faut partir des éléments élaborés sous le règne de M. Dumont, afin de déterminer ce qui devra être amélioré.

«J'appelle ça l'héritage Dumont, a-t-il dit. Je pense qu'il faut partir de là et bâtir là-dessus. Mais il faut aussi voir ce qu'on peut améliorer. C'est clair qu'il y a des choses qu'on doit améliorer et à plusieurs niveaux.»

En plus de l'éducation et de la place du privé en santé, M. Charpentier croit que la famille et la question de la gestion de la dette doivent demeurer des thèmes centraux pour l'ADQ.

Cette semaine, M. Dumont a affirmé qu'une révision du programme adéquiste est nécessaire, mais il a mis en garde contre toute atteinte à l'orientation de centre-droit de l'ADQ.

En janvier, tous les candidats de l'ADQ participeront à une réunion pour faire l'autopsie de la dernière campagne, pendant laquelle ils n'ont pu créer la même surprise qu'en 2007, lorsqu'ils avaient réussi à former l'opposition officielle avec 41 députés.

Au prochain congrès des membres, qui se tiendra au printemps, M. Charpentier a l'intention de poser sa candidature à la présidence afin de mettre un terme à son mandat intérimaire.

Par ailleurs, l'exécutif a confié à Marc-André Gravel la tâche de présider le comité qui mettra en oeuvre la course à la direction du parti.

Les modalités de cette course seront précisées plus tard.

 

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