Ottawa veut reconnaître une communauté inuite du sud du Labrador

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La Presse Canadienne
Happy Valley-Goose Bay

La communauté de NunatuKavut, sur la côte sud du Labrador, entame des négociations «historiques» avec le gouvernement canadien, alors qu'Ottawa s'apprête à reconnaître officiellement ce groupe inuit.

Todd Russell, président du Conseil communautaire de NunatuKavut, et Carolyn Bennett, ministre fédérale des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord, ont annoncé jeudi le début des discussions formelles sur les droits ancestraux et l'autodétermination de ces Autochtones. Le Conseil communautaire de NunatuKavut représente environ 6000 Inuits du sud du Labrador. L'organisme essaie de négocier une revendication territoriale avec Ottawa depuis des décennies.

M. Russell a estimé jeudi, avec émotion, que la reconnaissance des droits du NunatuKavut constitue l'annonce la plus importante de la Couronne depuis la signature du traité de paix entre les Britanniques et les Inuits en 1765. Les discussions en cours aborderont les questions de gouvernance et les intérêts des Inuits de NunatuKavut sur les terres et les ressources du Labrador.

Présente à Happy Valley-Goose Bay, jeudi, la ministre Bennett a promis un «dialogue franc» en vue de «trouver et de mettre en oeuvre une stratégie commune en faveur de la réconciliation». Elle a déclaré que les priorités présentées par le Conseil communautaire figureront en tête de l'ordre du jour, au début des discussions. «Notre objectif est de développer un mandat commun», a déclaré Mme Bennett. «Nous serons assis à la table avec une feuille vierge.»

Ni la ministre Bennett ni M. Russell n'ont discuté des détails des revendications. Dans ses remarques liminaires, le président du Conseil communautaire a toutefois évoqué que les Inuits souhaitaient un pouvoir décisionnel accru, de plus grandes responsabilités en matière de soins de santé et d'éducation, et une implication plus grande dans le développement de projets gouvernementaux sur le territoire du NunatuKavut.

M. Russell ne s'est pas fixé d'échéancier pour les discussions, mais il espère que l'approche collaborative promise par le gouvernement libéral sera plus fructueuse que l'approche rigide adoptée par le passé pour les revendications territoriales.

La ministre Bennett est par ailleurs consciente du chevauchement des intérêts des différentes communautés autochtones dans la région. «De toute évidence, nous sommes très désireux de travailler avec d'autres groupes autochtones au Labrador», a-t-elle déclaré jeudi.

L'organisme Innu Nation a d'ailleurs publié plus tard jeudi un communiqué dans lequel il déplore que les Innus du Labrador n'aient pas été consultés. «Innu Nation négocie avec Ottawa une revendication territoriale depuis 30 ans, et s'inquiète de l'impact que (l'annonce de jeudi) aura sur ces négociations», indique le communiqué.




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