Des musulmans demandent une journée contre l'islamophobie

Le dimanche 29 janvier 2017, six fidèles musulmans ont été... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le dimanche 29 janvier 2017, six fidèles musulmans ont été tués et 19 autres blessés dans un attentat au centre culturel islamique de Québec, pendant la prière du soir.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

L'une des plus importantes organisations musulmanes au Canada demande au premier ministre Justin Trudeau de décréter le 29 janvier, anniversaire de l'attentat au centre culturel islamique de Québec, comme «journée nationale de commémoration et d'action contre l'islamophobie».

Dans une lettre au premier ministre, publiée vendredi, le directeur du Conseil national des musulmans canadiens, Ihsaan Gardee, soutient que cette proclamation «permettrait aux Canadiens de ne pas oublier les victimes des attaques, et au public de mieux comprendre les risques associés à la haine, au sectarisme et à l'islamophobie».

Il y aura bientôt un an, le dimanche 29 janvier 2017, six fidèles musulmans ont été tués et 19 autres blessés dans un attentat à la mosquée de Québec, pendant la prière du soir. Alexandre Bissonnette doit subir son procès pour meurtres prémédités en mars prochain.

Le directeur du Conseil national des musulmans canadiens écrit qu'un an après ces événements, «les communautés musulmanes canadiennes sont toujours bouleversées de ces horribles attentats».

M. Gardee soutient que l'idée d'une «journée nationale de commémoration» est appuyée par plus de 70 organisations musulmanes canadiennes et plus d'une vingtaine de «partenaires communautaires», dont Amnistie international Canada francophone et le Congrès du travail du Canada.

«Avec la montée des groupes extrémistes qui continue de poser une menace à la sécurité des institutions et des congrégations musulmanes canadiennes, il est crucial que nos dirigeants s'opposent fermement contre l'islamophobie et les agents de sectarisme qui cherchent à provoquer une division haineuse entre les Canadiens et les citoyens musulmans», écrit M. Gardee.

«Nous ne pouvons permettre à des voix de haine, même celles qui semblent au premier abord inoffensives, de s'infiltrer dans nos discours publics et de porter atteinte à notre tissu social.»




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