Harcèlement: Justin Trudeau salue «le début d'un éveil»

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Le premier ministre Justin Trudeau se trouvait au Lac St-Jean, jeudi, pour donner son appui au candidat libéral, Richard Hébert (à gauche), en vue de l'élection partielle de lundi.

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(Roberval) Les histoires de harcèlement qui se multiplient dans les médias témoignent d'un changement de mentalité et signent «le début d'un éveil», selon Justin Trudeau.

«On l'a vu à Hollywood, on l'a vu au parlement et là on le voit dans le milieu culturel au Québec. Ce n'est pas acceptable que quiconque se sente en insécurité ou harcelé dans son milieu de travail ou n'importe où», a affirmé le premier ministre du Canada lors d'une mêlée de presse au Lac St-Jean.

«Les gens commencent à le comprendre. Les mentalités sont en train de changer. Il y a davantage de soutien pour les gens qui dénoncent», a-t-il ajouté.

Justin Trudeau n'a pas voulu commenter les cas précis de Gilbert Rozon et d'Éric Salvail, deux personnages influents du monde artistique québécois visés par des allégations de harcèlement.

Mais M. Trudeau estime que la prolifération de ces cas rapportés par les médias est signe que les langues se délient. «Je suis content de voir qu'il y a un début d'éveil».

Le premier ministre a rappelé qu'il avait dû lui-même «prendre des décisions difficiles au parlement». Le député de Calgary Darshan Kang, élu sous la bannière libérale, est accusé de harcèlement par une ancienne employée. M. Kang a dû démissionner du caucus libéral à la fin août.

«Il faut que les gens comprennent qu'on peut en parler, dire que ça ne va pas, quel que soit le niveau de pouvoir ou d'influence de la personne en question, ce n'est jamais acceptable», a-t-il dit.

Ottawa ne contestera pas le projet de loi 62

Justin Trudeau se trouvait au Lac St-Jean pour donner son appui au candidat libéral, Richard Hébert, en vue de l'élection partielle de lundi.

Le premier ministre a précisé que même s'il était contre le projet de loi 62 adopté mercredi par Québec, Ottawa n'entendait pas le contester.

«Ce n'est pas au fédéral de faire une contestation. C'est aux citoyens de faire la contestation. On va regarder comment ça va se dérouler, en tout respect de l'Assemblée nationale, a dit le premier ministre. Mais en même temps je vais toujours être là pour défendre les droits et libertés.»

M. Trudeau estime que la loi sur la neutralité religieuse de l'État brime la liberté des musulmanes de se voiler le visage. 

«On se doit de défendre les droits de tout le monde, même quand ça nous met mal à l'aise. Je comprends qu'au Québec et au Canada on n'est pas tout le temps habitués de voir une femme voilée. On se demande pourquoi elle fait ça, est-ce qu'elle est forcée de faire ça?»

«Mais une société qui ne veut que les femmes soient forcées d'être voilées, peut-être devrait se poser des questions sur (le fait de) ne pas forcer les femmes à ne pas porter le voile. C'est une question difficile, a affirmé M. Trudeau. C'est un débat très sain et il va falloir qu'on continue.»




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