Catalogne: le Canada viole une obligation morale, accuse le Bloc

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Le député bloquiste Luc Thériault estime que les dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations unies commandent au gouvernement canadien d'agir.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
OTTAWA

La politique de non-ingérence qu'adopte Ottawa face à la situation en Catalogne contrevient à son «obligation morale» internationale d'interpeller l'Espagne, accuse le Bloc québécois.

Le député bloquiste Luc Thériault estime que les dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations unies commandent au gouvernement canadien d'agir.

Il soutient que la campagne de répression que mène le gouvernement central de Madrid viole le premier article du pacte stipulant que «tous les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes».

Or, un article du pacte prévoit que si un État partie juge qu'un autre État partie n'en applique pas les dispositions, «il peut appeler, par communication écrite, l'attention de cet État sur la question».

Comme le texte a aussi été ratifié par l'Espagne, en 1977, le Canada, qui l'avait ratifié en 1976, a donc l'obligation morale de communiquer avec Madrid, a soutenu vendredi le député Thériault.

Et s'il ne le fait pas, c'est tout simplement parce qu'il «ne veut pas reconnaître ce principe du droit des peuples à l'autodétermination», qu'il «ne veut pas entendre parler de ça», a suggéré l'élu en entrevue téléphonique.

«C'est pas compliqué, là, est-ce qu'il respecte ses signatures ou non? Pourquoi, si on ratifie un pacte, quand l'histoire nous ramène à son application, on ne l'applique pas?», a poursuivi Luc Thériault.

S'il a assuré en début de semaine qu'il jugeait «important» le droit de tout peuple à l'autodétermination, le premier ministre Justin Trudeau a refusé de condamner explicitement les récentes arrestations, par le gouvernement espagnol, de dirigeants catalans démocratiquement élus.

Lorsqu'il a été questionné sur ces interventions des autorités policières, jeudi, à l'issue de son discours aux Nations unies, il s'est contenté de formuler le souhait «que la situation en Espagne se calme et que la règle de droit va être suivie».

Justin Trudeau n'a pas parlé avec le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, «au cours des derniers jours», a signalé vendredi sa porte-parole, Chantal Gagnon - et selon ce qu'a indiqué une source gouvernementale, aucun coup de fil n'est au programme pour l'instant.




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