Catalogne: Trudeau ne condamne pas les arrestations, espère un retour au calme

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Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
OTTAWA

Justin Trudeau refuse de condamner l'arrestation de dirigeants catalans démocratiquement élus, mais espère un retour au calme et le maintien de l'État de droit en Espagne.

«Évidemment, nous espérons que la situation en Espagne se calme et que la règle de droit va être suivie», a-t-il offert en conférence de presse, jeudi, à l'issue du discours qu'il a livré devant l'Assemblée générale des Nations unies, à New York.

Le premier ministre canadien n'a pas voulu se mouiller davantage, plaidant que son expérience des référendums a contribué à forger en lui un «principe assez ferme que les autres pays ne devraient pas se mêler de questions identitaires ou de souveraineté».

Parce que «nous, au Québec, on n'appréciait pas que d'autres pays parlent trop fort sur leurs opinions sur ce que les Québécois avaient à décider d'eux-mêmes», a-t-il fait valoir, alors que les tensions sont de plus en plus vives en Espagne.

Au Parti conservateur, on estime que Justin Trudeau a bien raison de réserver ses commentaires.

«C'est un enjeu pour le Parlement espagnol, c'est un enjeu interne pour un pays de l'Union européenne, ce n'est pas une chose pour le Parlement du Canada», a analysé jeudi en point de presse le porte-parole du parti en matière d'affaires étrangères, Erin O'Toole.

Au Nouveau Parti démocratique (NPD), la députée Hélène Laverdière a écrit jeudi sur Twitter que «le droit à l'autodétermination doit être respecté en tout temps», en faisant référence à la Catalogne.

Du côté du Bloc québécois, on exhorte le gouvernement libéral à condamner fermement «le régime de terreur» de Madrid depuis le début de la semaine à la Chambre des communes, sans grand succès.

En conférence de presse, mardi dernier, Justin Trudeau a affirmé qu'il était «convaincu que le droit des peuples à l'autodétermination est important», tout en refusant de jeter la pierre au gouvernement espagnol, qui fait tout pour empêcher les Catalans de l'exercer.

Le gouvernement central de Madrid tente par tous les moyens de bloquer la tenue du référendum sur l'indépendance prévu le 1er octobre, se basant sur une décision de la Cour constitutionnelle espagnole qui a jugé la tenue d'une telle consultation illégale.

Au cours des dernières heures, agissant sur les ordres d'un juge, les policiers ont arrêté au moins 12 personnes, surtout des dirigeants catalans soupçonnés de participer à l'organisation du scrutin, et saisi dix millions de bulletins de vote afin de contrecarrer les plans référendaires.

À Québec, le premier ministre Philippe Couillard a levé le ton, jeudi, se disant «plus que préoccupé» par «les incidents teintés de violence, les arrestations d'élus municipaux». La veille, son gouvernement n'avait critiqué que du bout des lèvres les démonstrations de force de Madrid.




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