Bibeau veut convaincre les Américains de ne pas couper l'aide internationale

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La ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau

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Mike Blanchfield
La Presse Canadienne
OTTAWA

La ministre du Développement international, Marie-Claude Bibeau, tentera de convaincre son homologue de l'administration Trump de ne pas couper des milliards de dollars en aide internationale comme l'a proposé le président américain.

Mme Bibeau dit qu'elle défendra les investissements continus en aide internationale, dont ceux pour la planification familiale et l'avortement, lorsqu'elle connaîtra enfin celui qui prendra les rênes de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

La fonction d'administrateur de l'agence est l'un des nombreux postes de l'administration Trump qui n'a pas encore été confirmé par le Congrès. Mark Green, ancien ambassadeur en Tanzanie, a été nommé par le président.

En entrevue depuis Londres, où elle assiste à un sommet international sur la planification familiale, Mme Bibeau a affirmé qu'elle aura «assurément» cette discussion avec son prochain vis-à-vis américain.

Le président Donald Trump a l'intention de couper les budgets du département d'État et de l'USAID de 31 % en 2018. À elle seule, l'agence américaine d'aide internationale dispose d'un budget annuel de 20 milliards US.

M. Trump a aussi rétabli une interdiction de financer l'aide internationale liée à l'avortement, qui avait été initiée par les républicains de Ronald Reagan en 1984. Le président a également élargi l'interdit, ce qui signifie qu'il pourrait amputer de plusieurs milliards de dollars de nombreux programmes de santé dans les pays en développement.

La ministre Bibeau a assuré que le gouvernement canadien était toujours engagé à financer la planification familiale.

La philanthrope américaine Melinda Gates, qui a contribué à organiser le sommet à Londres, dit avoir été «profondément troublée» par les compressions budgétaires proposées par M. Trump et espère que le Congrès trouvera un moyen de les bloquer.

Le premier ministre Justin Trudeau a déjà souligné que M. Trump, contrairement à d'autres politiciens, peut changer d'idée si on lui sert de bons arguments.

«Je crois qu'il y a de l'ouverture sur l'égalité des sexes et l'émancipation des femmes, alors c'est un bon début», a suggéré Mme Bibeau.

M. Green, qui pourrait potentiellement diriger l'USAID, est un ancien élu républicain du Wisconsin qui avait travaillé sur l'initiative de l'ancien président George W. Bush pour lutter contre le sida en Afrique. Sa nomination a été saluée par les élus des deux partis.




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