Caroline Mulroney se lance en politique provinciale

Caroline Mulroney Lapham, fille aînée de l'ancien premier... (Photo Tom Sandler, Toronto Star)

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Caroline Mulroney Lapham, fille aînée de l'ancien premier ministre du Canada Brian Mulroney, compte faire le saut en politique provinciale en portant la bannière du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario.

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Longtemps courtisée par des militants conservateurs pour qu'elle se lance en politique fédérale, Caroline Mulroney Lapham, fille aînée de l'ancien premier ministre du Canada Brian Mulroney, compte plutôt faire le saut en politique provinciale en portant la bannière du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario.

Brian Mulroney et sa fille Caroline en 2002... (Photo Jacques Boissinot, Archives la Presse canadienne) - image 1.0

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Brian Mulroney et sa fille Caroline en 2002

Photo Jacques Boissinot, Archives la Presse canadienne

Tout indique que Mme Mulroney Lapham va briguer l'investiture du Parti progressiste-conservateur, dirigé par Patrick Brown, dans une circonscription de la région de Toronto en prévision des élections provinciales qui auront lieu en juin 2018, a rapporté récemment le réseau CBC. Les troupes de M. Brown détiennent une confortable avance dans les sondages sur les libéraux de Kathleen Wynne.

Dans une entrevue accordée à La Presse, cette semaine, Brian Mulroney a confirmé que sa fille l'a consulté, au cours des dernières semaines, au sujet des options qui s'offrent à elle.

« Chose certaine, elle a décidé de ne pas faire de la politique fédérale parce que c'est trop loin. Elle a quatre jeunes enfants qui fréquentent le Lycée français de Toronto. C'est trop compliqué. Son mari travaille à Toronto. Si elle se lance, j'ai l'impression qu'elle va aller au provincial pour commencer. Les élections sont à date fixe en Ontario », a indiqué M. Mulroney.

Ceux qui, dans les rangs conservateurs, espéraient un éventuel duel entre Justin Trudeau et Caroline Mulroney Lapham devront donc s'armer de patience. Car il semble que Mme Mulroney Lapham, qui a alimenté les spéculations au sujet de ses ambitions politiques en étant l'une des deux maîtresses de cérémonie au congrès national du Parti conservateur lors duquel a été désigné le nouveau chef Andrew Scheer, il y a trois semaines, à Toronto, va d'abord se faire les dents en politique provinciale avant d'envisager une carrière sur la scène fédérale.

« Si elle décidait de faire de la politique, ce serait un atout remarquable. Elle sait ce que c'est que faire de la politique.  En toute franchise, connaissant très bien Caroline, je ne voudrais pas être le candidat qui va se présenter contre elle », a dit M. Mulroney.

Parcours impressionnant

Âgée de 41 ans, Caroline Mulroney Lapham est l'aînée des quatre enfants de M. Mulroney et elle affiche un parcours impressionnant. Cette diplômée de l'Université Harvard est actuellement vice-présidente de la firme d'investissement BloombergSen à Toronto. Avant de s'établir à Toronto, elle a pratiqué le droit dans un bureau d'avocats de New York, Shearman & Sterling. Elle a cofondé une organisation de bienfaisance, The Shoebox Project for Shelters, qui vient en aide aux femmes vivant dans des centres d'hébergement pour sans-abri.

M. Mulroney et son épouse Mila ont quatre enfants - Caroline, Ben, Mark et Nicholas - et ils sont tous installés à Toronto. L'ancien premier ministre a toujours affirmé que si un de ses enfants devait suivre ses traces et se lancer en politique un jour, ce serait Caroline.

« J'ai toujours pensé cela. Elle a ça dans le sang. C'est une jeune femme exceptionnelle. Elle a un dossier scolaire remarquable. Elle a travaillé à New York sur Wall Street. Elle a travaillé dans un grand bureau d'avocats à New York. Elle travaille maintenant comme vice-présidente d'une firme d'investissement à Toronto », a affirmé l'ancien premier ministre.

Dans une entrevue à CBC lors du congrès conservateur à Toronto, Caroline Mulroney Lapham avait confié être tentée de faire le saut en politique.

« Une carrière en politique est sans contredit une avenue que j'ai toujours envisagée. Et ce que j'ai appris en regardant mon père et tant de nos amis, c'est que tout est une question de bons moments et de bonnes occasions », avait-elle dit.

Souvent consultée

Lorsqu'il était aux commandes du gouvernement fédéral, entre 1984 et 1993, M. Mulroney a souvent entendu les réflexions de sa fille aînée au sujet des dossiers chauds de l'époque : la lutte qu'il a menée pour obtenir la libération de Nelson Mandela, l'accord de libre-échange que son gouvernement a conclu avec les États-Unis, ou encore la place du Québec au sein de la fédération canadienne et l'accord du lac Meech, par exemple.

« Elle est courtoise. C'est une très bonne mère, une bonne personne. Elle a un dossier impeccable. Elle parle couramment quatre langues, le français, l'anglais, l'espagnol et le serbo-croate. C'est une personne dévouée. Elle connaît très bien ses dossiers. C'est une femme sérieuse et d'un commerce très agréable. Alors elle a tout, si elle le veut, pour faire une belle carrière en politique », a ajouté M. Mulroney.

« Évidemment, c'est une décision hautement personnelle pour elle et sa famille. Elle m'en a parlé à moi et à sa mère [Mila]. Mais on réalise qu'on donne notre opinion. La décision définitive lui appartient parce qu'elle n'a plus 11 ans. [...] Mais on va le savoir bientôt. On va voir cet automne », a-t-il encore dit.




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