Trudeau nie avoir demandé à Merkel le silence sur l'Accord de Paris

Justin Trudeau et Angela Merkel lors du sommet du... (PHOTO PC)

Agrandir

Justin Trudeau et Angela Merkel lors du sommet du G7 de Taormine, en Sicile, en mai dernier.

PHOTO PC

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le premier ministre Justin Trudeau nie avoir demandé à la chancelière allemande Angela Merkel de retirer toute mention de l'Accord de Paris du communiqué qui découlera de la réunion du G20.

Il a réfuté lundi à la Chambre des communes cette information contenue dans un article paru vendredi dernier dans la publication allemande Der Spiegel.

On écrit dans le texte que le premier ministre canadien a suggéré à son homologue allemande de biffer toute référence à l'accord climatique pour éviter de vexer le président américain Donald Trump.

«Non, je n'ai pas dit cela», a-t-il tranché lorsque son vis-à-vis néo-démocrate, Thomas Mulcair, lui a demandé de donner l'heure juste lors de la période de questions en Chambre.

Une «correction» a d'ailleurs été demandée au Der Spiegel, car «ce qui est rapporté dans l'article est faux», a signalé dans un courriel Cameron Ahmad, l'attaché de presse du premier ministre.

«Lors de l'appel avec la chancelière, le premier ministre a réitéré notre objectif commun de lutter contre les changements climatiques, de renforcer les protections environnementales et de travailler à stimuler la production d'énergie verte et renouvelable», a-t-il écrit.

«Nous n'avons pas changé notre approche sur l'Accord de Paris et demeurons engagés à travailler avec nos partenaires là-dessus», a conclu M. Ahmad.

Au moment de publier ces lignes, en début de soirée, lundi, le magazine allemand n'avait toujours pas répondu à la demande du bureau du premier ministre, et l'article publié en ligne demeurait inchangé.

Le texte précise que la stratégie d'«apaisement» exposée par Justin Trudeau lors d'un entretien téléphonique visant à discuter du texte final de la rencontre du G20 avait «étonné» la dirigeante allemande.

Le sommet du G20, le groupe qui réunit les 20 premières puissances mondiales, se tiendra les 7 et 8 juillet à Hambourg, en Allemagne.

Il s'agira du premier forum international à se tenir depuis que le président des États-Unis a annoncé que son pays se retirait de l'accord international sur le climat paraphé en décembre 2015 par 195 pays.

Le dernier événement du genre - le sommet du G7 de Taormine, en Sicile, en mai dernier - s'était terminé en queue de poisson, la position de Washington en matière de climat ayant donné lieu à des échanges «très difficiles», avait regretté Mme Merkel.

La chancelière, qui fera face à l'électorat allemand en septembre prochain, avait durci le ton face à l'allié américain au lendemain de la rencontre, appelant les Européens à «prendre leur destin en main» compte tenu de la situation actuelle de l'autre côté de l'Atlantique.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer