Casques bleus : le Canada veut aider les victimes d'agressions

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La nouvelle d'une possible contribution du Canada à un fonds spécial survient au moment où l'ONU est aux prises avec les révélations que des Casques bleus ont exploité ou agressé sexuellement des personnes qu'ils étaient censés protéger dans plusieurs pays.

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Lee Berthiaume
La Presse Canadienne
Ottawa

Le Canada discute à l'ONU de la possibilité d'être donateur dans un fonds spécial établi pour les victimes d'agressions sexuelles commises par des Casques bleus, a révélé mercredi un haut responsable onusien.

Atul Khare, secrétaire général adjoint à l'appui aux missions, n'a pas voulu dire quelle serait l'ampleur de l'aide du Canada pour le fonds d'affectation spéciale pour les victimes d'exploitation et d'abus sexuels par des Casques bleus.

Il a parlé d'une «contribution très importante» qui s'étalerait sur deux ans et aiderait à fournir un soutien et des services aux personnes ayant été agressées. L'argent de ce fonds n'est pas versé directement aux victimes.

M. Khare a fait état de ces discussions lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York avec le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, et Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix. Les trois responsables soulignaient la Journée internationale des Casques bleus de l'ONU, qui est dédiée à plus de 3500 soldats de maintien de la paix tués en fonction depuis 1948.

La nouvelle d'une possible contribution du Canada au fonds spécial survient au moment où l'ONU est aux prises avec les révélations que des Casques bleus ont exploité ou agressé sexuellement des personnes qu'ils étaient censés protéger dans plusieurs pays.

Certains Canadiens sont impliqués; les informations des Nations unies montrent que trois policiers canadiens déployés en Haïti ont été accusés d'exploitation ou d'agression sexuelles depuis 2015.

Le cas le plus récent remonte à mars, pour lequel l'enquête de l'ONU est en cours, tandis qu'un autre individu a été renvoyé au Canada en 2015 pour s'occuper de «tâches administratives». Le troisième cas, remontant également à 2015, fait toujours l'objet d'une enquête.

L'ONU n'identifie pas publiquement les présumés responsables.

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Atul Khare

PC

M. Sajjan a tenu à parler de la nécessité de réformer et de moderniser les missions de maintien de la paix durant la conférence de presse avec MM. Khare et Lacroix, de même que lors d'un discours prononcé plus tôt devant l'Institut international des missions de maintien de la paix (IPI).

Ces réformes incluraient un plus grand rôle des femmes en ce qui a trait à la planification et la mise en vigueur des opérations de maintien de la paix, un message que des ministres libéraux ont aussi livré à l'OTAN.

M. Sajjan n'a toutefois pas parlé spécifiquement de la question des agressions sexuelles ou de l'exploitation sexuelle par des Casques bleus, ou d'une possible contribution canadienne au fonds. Le Canada deviendrait le sixième pays à contribuer au fonds spécial.

Le fonds compte actuellement une mince somme de 436 000 $, selon l'ONU, avec des contributions du Bhoutan, de Chypre, de l'Inde, du Japon et de la Norvège.

La visite de M. Sajjan, mercredi, à l'ONU, devait surtout mettre la table pour un sommet majeur sur les Casques bleus à Vancouver prévu en novembre.

L'ONU salue l'engagement du Canada

MM. Khare et Lacroix ont par ailleurs remercié le Canada pour son engagement envers les missions de maintien de la paix, bien que le gouvernement libéral tarde à choisir un lieu d'intervention pour des Casques bleus canadiens.

M. Sajjan a probablement dû faire face à des questions délicates concernant ce que certains ont décrit comme des tergiversations du gouvernement relativement à la décision sur le lieu où envoyer jusqu'à 600 Casques bleus canadiens.

Mais bien que M. Lacroix ait affirmé à un certain moment que l'ONU avait hâte de connaître la décision du Canada, M. Khare et lui-même ont salué l'engagement de longue date du Canada envers la cause des missions de maintien de la paix.

M. Sajjan a refusé de fournir un échéancier relativement à la décision du gouvernement sur une mission onusienne, mais a tenu à dire que les Canadiens souhaitaient que le pays poursuive son implication dans les missions des Casques bleus.




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