Deux députés du Québec débarquent en Alberta pour attaquer Bernier

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Il y a deux semaines, huit députés provinciaux de l'Alberta ont accordé leur appui à Maxime Bernier dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada.

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(Ottawa) Alors que les membres du Parti conservateur commenceront à voter pour élire leur prochain chef d'ici quelques jours, le candidat Andrew Scheer intensifie ses attaques contre l'un des meneurs de la course, Maxime Bernier, dans l'espoir de le faire trébucher avant la ligne d'arrivée.

M. Scheer débarquera à Calgary aujourd'hui en compagnie de deux des quatre députés conservateurs du Québec qui l'appuient - Pierre Paul-Hus et Luc Berthold - afin de contrer l'un des arguments qu'utilise Maxime Bernier depuis des mois dans cette longue course, à savoir qu'il peut permettre au Parti conservateur de faire des gains importants au Québec s'il est élu chef le 27 mai.

Le camp d'Andrew Scheer, qui est député de la Saskatchewan et qui a déjà servi comme président de la Chambre des communes, soutient que certaines promesses de M. Bernier, notamment celle d'abolir la gestion de l'offre pour le lait, la volaille et les oeufs, pourraient nuire aux chances des conservateurs dans plusieurs régions du Québec.

Durant la course, M. Bernier a fait valoir que le Parti conservateur, sous sa houlette, peut espérer remporter jusqu'à 40 sièges dans la Belle Province aux prochaines élections fédérales qui doivent avoir lieu en octobre 2019, soutenant que la bataille se fera essentiellement entre les libéraux et les conservateurs.

En tout, le Québec compte 78 sièges à la Chambre des communes. Au dernier scrutin, le Parti libéral a remporté 40 sièges dans la province, alors que le Nouveau Parti démocratique a remporté 16 sièges, le Parti conservateur, 12 sièges et le Bloc québécois, 10 sièges.

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Vague d'appuis

M. Scheer et les deux députés conservateurs du Québec souhaitent freiner la vague d'appuis qu'a obtenue Maxime Bernier en Alberta jusqu'ici. Il y a deux semaines, huit députés provinciaux de l'Alberta - sept députés du Wildrose et un député du Parti progressiste-conservateur - ont accordé leur appui au député de Beauce lors d'une conférence de presse tenue à Edmonton. Ils ont fait valoir que M. Bernier était le mieux à même de défendre les intérêts de leur province, durement touchée par la chute des prix du pétrole, en réformant le programme de péréquation, en coupant dans les subventions aux entreprises et en rétablissant l'équilibre budgétaire.

En entrevue à La Presse avant de s'envoler vers Calgary, le député Pierre Paul-Hus a soutenu qu'il aurait de la difficulté à conserver son propre siège si Maxime Bernier devenait chef. «On va aller dire aux gens de l'Ouest, de l'Alberta, de Calgary que si Maxime est élu chef, ce n'est pas sûr que nous allons être réélus en 2019», a affirmé le député de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles. 

«Je n'ai rien contre Maxime personnellement. Mais ses politiques, sa façon de voir les choses, il y a une base militante qui peut apprécier cela, la base militante qui est plus libertarienne. Mais les gens ordinaires, les électeurs, ils n'aiment pas cela», dit Pierre Paul-Hus.

Ce message, M. Paul-Hus et son collègue Luc Berthold comptent le répéter en donnant des entrevues aux médias aujourd'hui et en participant à une soirée avec des militants de la région de Calgary en soirée. Les autres députés conservateurs du Québec qui appuient Andrew Scheer sont Sylvie Boucher et Alain Rayes. Pour sa part, Maxime Bernier a obtenu l'appui des députés Jacques Gourde et Alupa Clarke.

«On va perdre nos élections en 2019 s'il devient chef parce que les électeurs conservateurs du Québec n'appuient pas nécessairement sa philosophie, qui est beaucoup trop drastique. Au Québec, la gestion de l'offre, c'est un enjeu important. En tant que conservateur, il faut savoir faire la part des choses», a-t-il dit.

Sheer, «un pragmatique»

M. Paul-Hus a soutenu qu'il aurait de meilleures chances de conserver son siège en ayant Andrew Scheer comme chef. «C'est sûr qu'il n'est pas très connu encore, mais quand les gens le rencontrent et apprennent à le connaître, ils l'apprécient. Il est un homme pragmatique», a-t-il dit.

La semaine dernière, le sénateur conservateur du Québec Claude Carignan, qui était leader de l'opposition au Sénat jusqu'à tout récemment, a posé un regard différent sur la course en donnant son appui à Maxime Bernier.

«J'ai beaucoup d'estime pour tous les candidats et je partage des liens d'amitié avec plusieurs d'entre eux. Ce n'est donc pas facile pour moi d'appuyer publiquement un candidat en particulier. Mais je crois que Maxime Bernier est le mieux placé pour nous permettre de faire des gains importants au Québec et donc de nous mener à la victoire en 2019. Et que cela doit être dit publiquement», a notamment affirmé M. Carignan dans une lettre à La Presse.




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