Course au PCC: Maxime Bernier serait un boulet au Québec, selon Scheer

« Je vais être en mesure de parler directement... (PHOTO LARS HAGBERG, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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« Je vais être en mesure de parler directement aux Canadiens, en anglais ou en français. C'est très important », a affirmé Maxime Bernier lors d'un débat des candidats à la direction du Parti conservateur organisé par le réseau CTV News.

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(Ottawa) Maxime Bernier serait incapable de faire des gains au Québec s'il devenait le prochain chef du Parti conservateur à cause de sa promesse d'abolir le système de gestion de l'offre, a soutenu hier l'un de ses adversaires dans la course à la direction, le député conservateur de la Saskatchewan Andrew Scheer.

M. Scheer a lancé cette flèche en direction du député de Beauce, considéré comme l'un des meneurs dans la course à la succession de Stephen Harper, lors d'un débat mettant aux prises 4 des 14 candidats et organisé par le réseau CTV News. Outre MM. Scheer et Bernier, la députée Kellie Leitch et l'homme d'affaires Kevin O'Leary ont participé à cette joute oratoire.

Alors que M. Bernier affirmait être le seul parmi les candidats à permettre au Parti conservateur de rivaliser avec le Parti libéral dans les quelque 100 circonscriptions au pays où le vote francophone détermine le candidat victorieux, dont les 78 circonscriptions du Québec, M. Scheer a répliqué que M. Bernier risquait au contraire d'être un boulet pour les troupes conservatrices dans sa province natale en raison de sa position sur la gestion de l'offre.

APPUIS AU QUÉBEC

« Je pense que je suis le seul candidat qui peut battre Justin Trudeau parce que je ne veux pas lui donner un avantage de 100 sièges dès le déclenchement de la campagne. Vous savez qu'il y a plus de 100 circonscriptions où les francophones représentent une part importante de l'électorat », a soutenu Maxime Bernier, visant manifestement son principal adversaire dans cette course, Kevin O'Leary, qui ne parle pas français.

« Je vais être en mesure de parler directement aux Canadiens, en anglais ou en français. C'est très important. Nous serons en mesure de battre Justin Trudeau parce que nous avons les bonnes idées, des idées qui reposent sur la liberté. Les jeunes aiment nos idées parce que nous défendons la liberté », a-t-il ajouté.

Mais Andrew Scheer a rapidement mis en doute ces propos. « Avec tout le respect que je dois à Maxime, je ne crois pas qu'il peut faire des gains au Québec. J'ai plus de députés du Québec qui m'appuient que lui parce qu'il insulte une bonne partie de nos militants en les décrivant comme de faux conservateurs parce qu'ils tiennent à la gestion de l'offre. Ils n'étaient certainement pas de faux conservateurs quand ils ont voté pour notre parti aux dernières élections », a lancé d'un trait M. Scheer.

« Nous avons besoin d'un leader qui ne va pas imposer son idéologie personnelle, mais qui va permettre aux membres de notre parti de déterminer nos politiques et préserver l'unité du parti », a dit Andrew Scheer, candidat à la direction du Parti conservateur.

Au Québec, M. Bernier a l'appui de deux députés conservateurs (Jacques Gourde et Alupa Clarke), tandis que M. Scheer a obtenu l'appui de quatre députés (Luc Berthold, Pierre Paul-Hus, Sylvie Boucher et Alain Rayes). Un autre candidat dans la course, Erin O'Toole, a pour sa part réussi à rallier à sa campagne le député Gérard Deltell, vu comme une étoile montante du parti. Deux autres députés doivent rester neutres en raison des fonctions qu'ils occupent (Denis Lebel et Bernard Généreux). Il ne reste donc qu'un seul député du Québec, Joël Godin, qui n'a pas précisé quel candidat il compte appuyer.

CHARGE D'O'LEARY CONTRE LA TAXE SUR LE CARBONE

Durant le débat d'hier soir, M. Scheer a aussi décoché une flèche à l'endroit de Kevin O'Leary, laissant entendre que le parti n'avait pas besoin d'un leader fort en gueule pour mettre fin au règne des libéraux en 2019, mais d'un chef capable de rassembler les troupes et de communiquer de manière positive les politiques du parti.

Même s'ils n'étaient que quatre candidats à s'affronter, M. O'Leary n'a pas profité de l'occasion pour détailler davantage ses politiques, se contentant de répéter des clichés selon lesquels le gouvernement Trudeau nuit aux investissements en imposant une taxe sur le carbone en 2018 dans les provinces qui n'auront pas de tarification du carbone. Il a aussi répété sa menace de couper les vivres aux provinces qui imposent un prix sur le carbone, que ce soit sous la forme d'une Bourse du carbone ou d'une taxe, une menace qui vise essentiellement plus de la moitié des provinces, dont le Québec.

Mme Leitch, pour sa part, a répété son intention d'imposer un test de valeurs canadiennes aux immigrants qui souhaitent s'installer au Canada.

Le réseau CTV News a décidé d'organiser des débats cette semaine mettant aux prises quatre ou cinq candidats à la fois.




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