Ottawa reprend sa réforme sur la vente de produits de santé naturels

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Des audiences publiques seront tenues au cours des trois prochains mois dans toutes les régions du pays concernant la réglementation entourant les produits de santé naturels, les médicaments en vente libre et les cosmétiques.

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Sheryl Ubelacker
La Presse Canadienne
Toronto

Santé Canada amorce une deuxième série de consultations publiques sur sa réforme controversée de la réglementation entourant les produits de santé naturels, les médicaments en vente libre et les cosmétiques.

Des audiences publiques seront tenues au cours des trois prochains mois dans toutes les régions du pays afin de mesurer les appuis aux nouveaux changements proposés par le gouvernement, a indiqué Manon Bombardier, directrice générale des Produits de santé naturels et sans ordonnance à Santé Canada, vendredi.

Le ministère fédéral avait déjà procédé à une première série de consultations, en ligne, l'automne dernier et a reçu les avis de plus de 3500 répondants - consommateurs, représentants de l'industrie, intervenants en matière de santé et groupes de défense de l'intérêt public. Or, la réforme proposée par Ottawa avait plutôt été mal accueillie, surtout par les tenants des produits de santé naturels. Santé Canada a donc décidé de proposer une nouvelle mouture de sa réforme et de la soumettre à des audiences publiques.

Selon Mme Bombardier, la réforme vise à permettre aux Canadiens d'avoir toujours accès à une vaste gamme de produits qui soient sûrs et efficaces et qui puissent atteindre les rayons rapidement sans toutefois rogner sur l'étape des tests et analyses.

Tout produit considéré à risque modéré ou élevé - un nouvel analgésique en vente libre, par exemple -devrait d'abord passer le test des autorités fédérales. Les produits à moindre risque- vitamines, médicaments homéopathiques ou plantes médicinales utilisées depuis longtemps - ne seraient pas testés par Santé Canada. Ces produits ne pourraient plus, cependant, prétendre «guérir» ou «prévenir» une affection en particulier, ou même «soulager» des symptômes.

«Santé Canada est d'avis qu'en général, les «produits d'autosoins» représentent un risque réduit et ne devraient donc pas être traités comme des médicaments d'ordonnance», résume Mme Bombardier.

En vertu de la réglementation actuelle, un produit aussi «inoffensif» qu'un dentifrice peut relever de trois catégories distinctes, selon qu'il nettoie simplement les dents, qu'il contient du fluorure ou qu'il blanchit le sourire avec du peroxyde. «Nous essayons de rendre tout le système plus cohérent, plus juste et plus facile à comprendre pour le consommateur», soutient Mme Bombardier.

La nouvelle mouture de la réforme proposée par Santé Canada peut être consultée sur le site internet du ministère. Au Québec, la consultation publique aura lieu le 24 avril, à Montréal.




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