Le Canada dénonce les violations des droits de l'homme en Crimée

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Chrystia Freeland

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Agence France-Presse
Ottawa

La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland a dénoncé jeudi les atteintes «aux droits de la personne» en Crimée, depuis son «annexion illégale» par la Russie.

«Trois années se sont écoulées depuis l'annexion illégale et l'invasion de la Crimée par la Russie» et depuis «les droits de la personne, notamment la liberté d'expression et d'association, sont gravement réprimés», a indiqué Mme Freeland.

«Il est honteux que la Russie empêche des groupes internationaux de défense des droits de la personne (...) d'avoir accès à la Crimée», a estimé la ministre.

D'origine ukrainienne et ancienne journaliste financière à Moscou, Mme Freeland est la cible des sanctions russes depuis 2014 et sa participation, en tant que députée, à une manifestation pro-Ukraine.

Selon la ministre, ces manquements aux libertés en Crimée «pour des motifs politiques» se traduisent «par les détentions arbitraires, les disparitions ou la persécution des Tatars de Crimée et d'autres minorités».

Chrystia Freeland a dénoncé, dans un communiqué, «le harcèlement constant» en Crimée «des avocats, des journalistes et des militants qui défendent les droits de la personne».

Péninsule stratégique sur la mer Noire, la Crimée a été annexée par la Russie en mars 2014 après une intervention militaire suivie d'un référendum de rattachement dénoncé comme illégal par Kiev et les Occidentaux.

Le Canada, comme d'autres pays occidentaux, a pris à plusieurs reprises des sanctions contre des intérêts ou des personnalités russes.




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