Maxime Bernier accuse les libéraux de l'«espionner» aux frais des contribuables

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Maxime Bernier

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Les libéraux se retrouvent dans l'embarras après que Maxime Bernier les eut accusés d'avoir dépêché un employé libéral payé par les contribuables pour surveiller le déroulement de sa campagne à la direction du Parti conservateur.

Tout a commencé mardi matin avec un courriel envoyé par le député de Beauce à ses militants. «Les libéraux m'espionnent. Ils envoient un employé libéral à mes événements. Vous payez son salaire avec vos impôts», peut-on lire dans la missive, qui a par la suite été publiée sur Facebook.

Invité à fournir des détails sur cette allégation, le directeur des communications de sa campagne, Maxime Hupé, a précisé que l'employé en question travaillait pour le bureau de recherche libéral, et que celui-ci a notamment assisté à des annonces faites par M. Bernier au parlement.

Il n'y a rien de nouveau ou d'étonnant à la pratique d'épier les faits et gestes des rivaux politiques. Les partis envoient régulièrement des «trackers» surveiller des membres de formations adverses dans l'espoir que ces espions reviennent avec de l'information, ou qu'ils assistent à une bourde.

Mais le problème, dans le cas qui a été soulevé par Maxime Bernier, est que les bureaux de recherche des partis sont des entités dont les budgets sont assurés par la Chambre des communes, donc financés par les contribuables.

Or, comme cet aspect concerne le volet partisan de la joute politique, il devrait être financé à même les coffres du parti, et non à partir des budgets parlementaires. Et c'est cela qui a dérangé le candidat de Beauce.

Son directeur des communications a indiqué à La Presse canadienne qu'«à sa connaissance», l'employé qu'il a demandé de ne pas identifier a assisté à «toutes (les) annonces» faites par le candidat Bernier dans une salle du parlement prévue à cet effet.

L'employé en question n'a pas répondu aux appels ou aux courriels La Presse canadienne, mardi.

Au bureau du premier ministre, on a reconnu mardi que l'homme était bel et bien un employé parlementaire, mais on a refusé de confirmer s'il avait assisté aux annonces de Maxime Bernier et si, le cas échéant, il avait été payé par les contribuables pour le faire.

On a ensuite référé les questions de La Presse canadienne au Parti libéral du Canada, et ce, même si les bureaux de recherche sont ultimement sous la responsabilité du chef de chaque parti - donc, dans ce cas, de Justin Trudeau.

Au parti, on a éludé les questions sur le cas soulevé et plutôt riposté avec une attaque à l'endroit de ceux qui briguent la direction conservatrice.

«La réticence des candidats à la direction du Parti conservateur à faire preuve d'ouverture et de transparence soulève la question suivante: qu'ont-ils à cacher aux Canadiens», a offert dans un courriel le directeur principal des communications, Braeden Caley.

Face à cette réponse imprécise, des questions de suivi ont été envoyées à M. Caley.

Au moment de publier ces lignes, mardi en fin d'après-midi, il n'avait pas fourni davantage de précisions.




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