Don Meredith encore prié de démissionner du Sénat

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Don Meredith

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(Ottawa) La pression s'accentue sur le sénateur Don Meredith pour qu'il démissionne du Sénat dans la foulée de la publication d'un rapport de la conseillère sénatoriale à l'éthique, Lyse Ricard, la semaine dernière, dans lequel elle soutient qu'il a violé le code d'éthique de la Chambre haute en entretenant une relation sexuelle avec une fille vulnérable.

Le sénateur indépendant André Pratte a envoyé dimanche une lettre ouverte à Don Meredith dans laquelle il affirme qu'il est indigne de siéger au Sénat après la publication d'un tel rapport « accablant ».

« Bien que je reconnaisse que vous devez traverser une période très difficile, je vous écris pour vous implorer de démissionner du Sénat le plus rapidement possible. Si vous ne le faites pas, je crains que cela vous cause à vous, et plus important encore, à l'institution, des dommages inutiles et durables », affirme M. Pratte dans sa missive.

« En tant que sénateur, et en tant qu'homme, votre conduite était inadmissible. Même si vous avez entrepris des "mesures correctives", vous n'avez pas offert des excuses à votre victime, au Sénat ou aux Canadiens, une démarche que vous auriez dû faire il y a fort longtemps », ajoute le sénateur Pratte.

« Je vous prie, sénateur Meredith, de faire la chose qui est juste. Pour vous, et pour le Sénat, une institution que vous aimez profondément, j'en suis convaincu, et dont la réputation a déjà été suffisamment entachée ».

Cette lettre ouverte du sénateur Pratte survient trois jours après que le représentant du gouvernement au Sénat, Peter Harder, eut aussi écrit au sénateur Don Meredith pour lui demander de remettre sa démission, à la suite du scandale qui a éclaté concernant la relation de nature sexuelle qu'il a eue avec une fille de 16 ans.

Dans une déclaration écrite, vendredi, le sénateur Harder a également qualifié les comportements du sénateur Meredith de « troublants, inacceptables et qui n'ont pas leur place dans la société canadienne et certainement pas au Sénat ».

Dans son rapport, la conseillère sénatoriale à l'éthique a affirmé que le sénateur Meredith s'est servi de son téléphone portable fourni par le Sénat pour échanger des messages textes explicites avec la jeune femme, qu'il a aidée à obtenir un stage sur la colline parlementaire.

Mme Ricard a précisé que le sénateur fautif s'est « servi de l'ascendant, du prestige et de la notoriété de sa charge, de même que de la position relative de pouvoir que lui conférait son statut d'adulte bien plus âgé afin d'attirer ou de séduire Mme M., une adolescente, qui, en raison de son âge, était suffisamment vulnérable ».

Don Meredith, qui a été nommé sénateur en 2010 par l'ancien premier ministre conservateur Stephen Harper, a avoué avoir eu une relation sexuelle avec cette personne, mais a nié toutes les autres allégations contenues dans le rapport. Le quotidien Toronto Star avait révélé les frasques du sénateur en 2015. Ce dernier avait par la suite été exclu du caucus conservateur.

Tout indique que le Comité permanent sur l'éthique et les conflits d'intérêts des sénateurs sera saisi de cette affaire au cours des prochaines semaines. Ce comité pourra formuler des recommandations à l'ensemble du Sénat quant à d'éventuelles sanctions à imposer au sénateur Meredith. Plusieurs sénateurs n'ont pas hésité à condamner le comportement de M. Meredith.

Le sénateur Meredith a refusé de répondre aux questions des médias à la suite de la publication du rapport de la conseillère en éthique.

- Avec La Presse canadienne




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