Afflux de migrants: le Canada a les ressources nécessaires, assure Goodale

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Le nombre dimmigrants illégaux entrant au Canada par la frontière située en Montérégie est en augmentation depuis la dernière année.

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Stephanie Levitz
La Presse Canadienne
Ottawa

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a assuré mardi que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) disposent actuellement des ressources nécessaires pour faire face aux centaines de personnes qui entrent illégalement au pays pour demander l'asile.

Le conseil des ministres a été mis au fait de l'évolution de la situation, mardi, lors d'une réunion derrière portes closes avec de hauts responsables issus de la GRC et de l'ASFC.

Aucune demande n'a été formulée pour un financement additionnel, a affirmé le ministre Goodale.

Un scénario semblait toutefois retenir l'attention de tout un chacun au cours de cette rencontre qui a duré environ 45 minutes: la possibilité que les centaines de migrants traversant la frontière canado-américaine deviennent des milliers une fois que la température sera plus clémente.

Les agences fédérales se préparent à un tel scénario alors qu'elles envisagent le moment où une réponse à la fois politique et opérationnelle serait rendue nécessaire.

Advenant un tel dénouement, davantage d'agents frontaliers et de juges chargés d'évaluer les demandes en matière d'immigration seraient mis à contribution, en plus de l'ajout de lits pour héberger temporairement les migrants.

Le risque que pourraient poser les inondations printanières au Manitoba à la sécurité des migrants qui choisiraient ce point d'entrée au Canada retient aussi l'attention des agences fédérales, a-t-on indiqué.

Quoi qu'il en soit, aucune ressource financière supplémentaire n'est pour l'instant réclamée.

«À ce stade, les agences de sécurité - tant la GRC que l'ASFC - font très adéquatement face à la situation, a fait valoir le ministre Goodale. Si elles ont l'impression qu'il y a un outil nécessaire ou encore davantage de ressources pour gérer la situation, elles vont certainement nous le faire savoir.»

Son collègue du ministère de l'Immigration, Ahmed Hussen, a de son côté laissé entendre que la Commission de l'immigration et du statut de réfugié du Canada (CISR) - qui évalue les demandes d'asile - devait apporter des améliorations pour gérer la hausse de requêtes à traiter.

«Nous travaillons de très près avec la CISR et nous sommes toujours heureux d'envisager des façons de les aider à faire leur travail plus rapidement et plus efficacement», a-t-il déclaré.

Outre les questions opérationnelles, le gouvernement s'affaire à jauger comment balancer entre la réalité et le message d'ouverture qu'il souhaite envoyer.

«Il peut y avoir cette sorte de supposition que, d'une certaine façon, si vous sautez de l'autre côté de la frontière, (vous bénéficiez) en quelque sorte d'un laissez-passer. Eh bien, ce n'est pas le cas», a illustré le ministre Goodale.

Il entend par ailleurs faire pression auprès de ses homologues américains, plus tard cette semaine, pour leur faire comprendre l'impact qu'a, au Canada, l'afflux de migrants.




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