Cinq conseils pour une rencontre Trudeau-Trump réussie

Le premier ministre Justin Trudeau est à Washington... (Photo Andrew Harnik, AP)

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Le premier ministre Justin Trudeau est à Washington lundi pour un premier tête-à-tête avec le président Donald Trump.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Le premier ministre Justin Trudeau a reçu bien des conseils avant de rencontrer le président Donald Trump, lundi, à la Maison-Blanche.

Voici cinq suggestions que lui offrent des experts, des politiciens et des diplomates:

1. Se concentrer sur l'emploi.

Neuf millions d'emplois aux États-Unis dépendent du commerce avec le Canada. C'est l'un des arguments clés livrés par le gouvernement Trudeau au pays comme dans ses rencontres avec l'administration Trump aux États-Unis. Certains, comme le secrétaire d'État Rex Tillerson, le savent bien, mais il ne faut pas tenir pour acquis que Donald Trump a bien reçu le message.

2. Ne pas prêcher les valeurs canadiennes.

Donald Trump a peut-être offusqué bien des Canadiens avec ses opinions hautement médiatisées sur les musulmans, les femmes et les Mexicains. Ian Lee, professeur à l'École du commerce Sprott de l'Université Carleton, à Ottawa, croit qu'il serait « enfantin, juvénile et irresponsable » de croire que la tâche de Justin Trudeau est d'aller à Washington pour défendre les valeurs canadiennes auprès de M. Trump lorsqu'une renégociation de l'ALENA, une possible taxe sur les importations et des mesures protectionnistes de type « Buy American » sont sur la table.

3. Se concentrer sur le ton, moins sur le contenu, pour l'instant.

Donald Trump pourrait avoir besoin de plusieurs mois supplémentaires pour pourvoir les milliers de postes de hauts fonctionnaires de sa nouvelle administration, estime l'ex-ambassadeur canadien aux États-Unis Derek Burney.

4. S'engager à investir davantage dans la défense.

Donald Trump juge l'OTAN désuète et déplore le fait que ses 27 autres membres - dont le Canada - n'atteignent pas la cible de deux pour cent du PIB visée par l'alliance pour les dépenses militaires. Le Canada dépense moins de 1 %. Roland Paris, ancien conseiller de M. Trudeau en matière de politique internationale, croit qu'il est temps de hausser les dépenses parce que les propos de M. Trump envoient un signal à tous les partenaires des États-Unis.

5. Demeurer loin des discussions sur les changements climatiques.

Donald Trump n'apprécie pas ce sujet. Il a menacé de retirer les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat. Le Canada avait collaboré avec son prédécesseur, Barack Obama, pour élaborer cette entente à la fin de 2015. Georganne Burke, vice-présidente d'une firme de relations publiques torontoise originaire des États-Unis et sympathisante de Donald Trump, croit que Justin Trudeau doit ménager ses propos sur les changements climatiques parce que la majorité des conservateurs américains ont manifesté leur colère lorsque Barack Obama les a décrits comme étant la plus grande menace mondiale.




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