Le premier ministre du Canada doit être bilingue, affirme Couillard

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Toute personne qui aspire à devenir premier ministre du Canada doit obligatoirement être bilingue, estime le premier ministre Philippe Couillard.

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Davos, Suisse

Toute personne qui aspire à devenir premier ministre du Canada doit obligatoirement être bilingue, estime le premier ministre Philippe Couillard.

«Je ne pense pas que les Québécois réagiront très fortement à un leader politique fédéral qui n'est pas capable de s'exprimer dans leur langue», a-t-il dit jeudi, en marge d'une annonce effectuée au Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

Le premier ministre y est allé de cette sortie deux jours après l'unique débat en français de la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC), où plusieurs des 13 candidats ont eu de la difficulté à exprimer leurs idées dans la langue de Molière.

M. Couillard n'a pas vu le débat, mais a qualifié la qualité du français d'«assez variable», d'après ce qu'il a entendu.

«Supposons que vous étiez un journaliste anglophone, je serais capable de m'entretenir avec vous et de faire une entrevue, a-t-il dit. De la même façon, si vous avez une entrevue à faire avec quelqu'un qui veut devenir premier ministre du Canada, il devrait être capable, au minimum, de conduire une conversation.»

Alors que le Nouveau Parti démocratique (NPD) se cherchera également un nouveau chef en 2017, M. Couillard a estimé qu'il fallait «envoyer le signal» que le chef d'une formation politique doit pouvoir s'exprimer convenablement dans les deux langues officielles du pays.

Il n'a toutefois pas voulu commenter la décision de l'homme d'affaires Kevin O'Leary, unilingue anglophone, d'attendre après le débat francophone des candidats conservateurs pour se lancer dans la course.

«Il ne pourra pas ignorer (la question du bilinguisme), a affirmé M. Couillard. Il devra s'expliquer. Les médias vont lui poser la question.»

Le premier ministre a ajouté que le bilinguisme n'était pas «l'existence théorique d'une langue», mais plutôt son «existence concrète».

M. Couillard s'est également abstenu de faire la leçon au premier ministre Justin Trudeau, qui s'est retrouvé sur la sellette pour avoir répondu en français à une question qui lui avait été posée en anglais lors d'une assemblée citoyenne, mardi, à Sherbrooke, dans le cadre de sa tournée pancanadienne.

«C'est vrai qu'au Québec on parle le français, c'est notre langue commune, a dit le premier ministre. Lorsque les Québécois de langue anglaise m'interpellent, je leur réponds dans leur langue, et ça va continuer de cette façon.»

Lorsqu'il lui a été demandé si M. Trudeau devrait adopter cette approche, M. Couillard a répondu qu'il ne parlait que de sa conduite.

Le Commissaire aux langues officielles a dit avoir reçu neuf plaintes liées à la décision du premier ministre Trudeau de répondre dans la langue de Molière aux questions posées en anglais dans le cadre de son passage à Sherbrooke.




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