Sondage sur la réforme électorale: enquête du commissaire à la vie privée

Le commissaire à la protection de la vie privée a ouvert une enquête sur le... (Photo archives La Presse)

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La Presse Canadienne
Ottawa

Le commissaire à la protection de la vie privée a ouvert une enquête sur le controversé sondage du gouvernement fédéral sur la réforme électorale.

Le commissaire Daniel Therrien n'attendra toutefois pas la conclusion de cette enquête pour passer à l'action. Selon la porte-parole Valerie Lawton, il a déjà émis une série de recommandations préliminaires afin de protéger les informations personnelles des participants au sondage sur mademocratie.ca.

Mme Lawton a confirmé que le bureau du commissaire ferait suite à une plainte formulée à l'égard du sondage et a indiqué que l'équipe espérait pouvoir rétablir la situation le plus tôt possible.

La consultation doit se poursuivre jusqu'à la fin de l'année.

Bien que les participants ne soient pas tenus de révéler leur nom, ils doivent divulguer leur genre, leur âge, leur plus haut niveau d'études, leur profession, leur salaire familial combiné, leur langue natale, leur code postal, l'intérêt qu'ils accordent à la politique et à l'actualité, puis préciser s'ils s'identifient à une minorité.

Or, Michael Geist, expert en droit d'internet et du commerce électronique de l'Université d'Ottawa, expose qu'un simple code postal suffit pour identifier un individu.

Un porte-parole de la ministre des Institutions démocratiques, Maryam Monsef, a assuré que le gouvernement «prend au sérieux la protection de la vie privée des Canadiens» et tiendra compte des recommandations de M. Therrien.

«Nous sommes confiants que les étapes que nous franchissons avec mademocratie.ca (respectent) la protection de la vie privée», a dit John O'Leary.

«Le partage de renseignements démographiques est entièrement volontaire et optionnel sur mademocratie.ca. Nous avons l'intention de travailler avec le commissaire à la protection de la vie privée pour examiner chaque recommandation qu'il pourrait faire», a-t-il ajouté.

La ministre Monsef n'a quant à elle pas commenté le dossier, mercredi. Elle a toutefois soutenu aux Communes que plus de 250 000 personnes ont jusqu'à maintenant participé au sondage, qu'elle a qualifié de moyen de consultation «nouveau, innovateur et digital» pour connaître les valeurs qui devraient être comprises dans le mode de scrutin canadien.

Le questionnaire a fait l'objet de nombreuses moqueries, pointé du doigt puisqu'il n'inclut aucune question portant sur un mode de scrutin en particulier.

Selon la politique de confidentialité du site web, des informations sur la situation géographique des répondants sont nécessaires pour s'assurer que les résultats du sondage soient représentatifs de la population.

Au départ, cette politique énonçait que les internautes qui ne fournissent pas de réponses sur ces aspects seront exclus des résultats sommaires de l'étude.

Le texte en question a depuis été modifié, et indique maintenant que la contribution des répondants qui ne répondent pas aux questions personnelles ne sera pas incluse dans les résultats pondérés du sondage, mais sera intégrée dans les résultats agrégés.




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