Justin Trudeau entame son périple africain au Libéria

Ellen Johnson Sirleaf et Justin Trudeau.... (Photo Adrian Wyld, La Presse Canadienne)

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Ellen Johnson Sirleaf et Justin Trudeau.

Photo Adrian Wyld, La Presse Canadienne

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Joanna Smith
La Presse Canadienne
Monrovia

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a déclaré jeudi que les pays n'avancent pas tous au même rythme en ce qui a trait à la reconnaissance des droits de la personne, notamment pour ce qui est du mariage entre conjoints de même sexe et des autres protections contre la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle.

« C'est un fait que différents pays ont différents rythmes d'évolution pour ce qui est de reconnaître et d'appliquer ces droits, mais nous pouvons voir qu'il y a eu un énorme progrès au fil des ans, dans plusieurs secteurs différents », a lancé M. Trudeau jeudi matin à Monrovia, la capitale du Libéria M. Trudeau répondait alors à une question sur la façon de traiter le fait que plusieurs résidants de ce pays d'Afrique de l'Ouest n'approuvent pas le mariage homosexuel, qui est légal au Canada depuis des années.

Les relations homosexuelles sont aussi criminalisées au Libéria.

Au côté de la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, M. Trudeau a ensuite mentionné une autre violation des droits de la personne perpétrée dans la région, la mutilation génitale féminine, et a applaudi le leadership dont a fait preuve son homologue à ce sujet.

Mme Johnson Sirleaf a défendu le bilan de son pays lorsqu'on lui a demandé ce qu'elle avait répondu lorsque M. Trudeau a soulevé la question des droits des personnes LGBTQ.

« Le Libéria n'a pas de loi qui restreint le droit des individus à faire leurs propres choix. Ce n'est que lorsqu'il y a une menace à la sécurité nationale que nous avons une loi restrictive, donc la liberté de choix s'applique à tous les Libériens », a-t-elle déclaré pendant la conférence de presse conjointe.

En tant que premier ministre se décrivant comme féministe, M. Trudeau trouve dans le Libéria l'endroit idéal pour mettre la lumière sur l'autonomisation des filles et des femmes qui est au coeur de la stratégie de développement international de son gouvernement.

Mme Johnson Sirleaf, première femme élue à la tête d'un État africain, a été reconnue pour son travail de maintien de la paix après la guerre civile, notamment en recevant un prix Nobel de la paix en 2011.

Justin Trudeau a expliqué que son leadership en matière d'égalité des sexes et pour l'avancement des droits des filles et des femmes était la raison principale l'ayant convaincu de faire du Libéria son premier arrêt lors de sa première visite en Afrique en tant que premier ministre.

« Le rôle qu'ont joué les femmes pour mettre fin à la guerre civile et pour aider le Libéria à se reconstruire est une inspiration pour le reste du monde », a-t-il soutenu en conférence de presse.

M. Trudeau a appuyé ses propos en annonçant du financement. Le Canada versera ainsi 10 millions de dollars en cinq ans, à compter de cette année, pour appuyer les activités d'ONU Femmes en Afrique de l'Ouest ; 1,5 million de dollars cette année pour renforcer le rôle des femmes dans le maintien de la paix et de la sécurité ; et un autre million de dollars pour appuyer le Programme des Nations unies pour le développement en vue des élections libériennes de 2017, notamment en encourageant les femmes à participer davantage à la vie politique.

Jeudi après-midi, après avoir visité une école, le premier ministre Trudeau a participé à une discussion publique sur le thème du leadership que peuvent assumer les femmes dans les processus de paix, la sécurité, la gouvernance et le développement durable.

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