Trudeau se porte à la défense de la ministre Monsef

Maryam Monsef... (Adrian Wyld, Archives La Presse canadienne)

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Maryam Monsef

Adrian Wyld, Archives La Presse canadienne

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le premier ministre Justin Trudeau s'est porté à la défense de la ministre Maryam Monsef, accusant ses détracteurs d'exploiter la question de son lieu de naissance à des fins partisanes.

«Je pense que ce qu'on est en train de voir dans cette situation, c'est des gens qui mêlent des situations très différentes à des fins politiques», a-t-il déploré en conférence de presse, jeudi, laissant entendre qu'il s'agissait là de tactiques en provenance du camp conservateur.

Le premier ministre Trudeau a plaidé que la situation des réfugiés qui fuient les zones de guerre est souvent «très complexe», et qu'ils ne savent pas toujours «exactement sur quel côté de la frontière quelqu'un est né (...) dans un camp quelconque».

Le cas de Maryam Monsef est de ceux-là, a-t-il insisté - la ministre des Institutions démocratiques a soutenu en septembre dernier avoir appris récemment qu'elle était née en Iran et non en Afghanistan comme le lui avait toujours affirmé sa mère.

«C'est très différent de gens qui choisissent de ne pas divulguer des informations, de mentir sur leurs applications de façon consciente pour obtenir l'accès au Canada», a fait valoir le premier ministre canadien.

Selon certains groupes de défense des réfugiés, cependant, le gouvernement fédéral a déjà révoqué la citoyenneté de personnes se trouvant dans des situations similaires à celle de la ministre.

Justin Trudeau n'a pas voulu se prononcer directement sur cette question, jeudi.

Il n'a pas non plus voulu établir de parallèle entre les personnes qui soulèvent des questions sur le lieu de naissance de Mme Monsef et le mouvement des «birthers» qui a sévi aux États-Unis, comme l'avait fait son secrétaire principal, Gerald Butts, dans un gazouillis.

Les «birthers» sont les adeptes de la théorie du complot voulant que le président Barack Obama n'est pas admissible au poste parce qu'il serait né au Kenya et non à Hawaï comme le stipule son acte de naissance, et que celui-ci serait un faux.

Le quotidien The Globe and Mail a révélé les racines iraniennes de la ministre Monsef en septembre dernier. Depuis le 30 septembre dernier, une chroniqueuse du Toronto Sun - et ancienne attachée de presse conservatrice - a consacré 14 articles à cette histoire.

Elle a notamment rapporté que la jeune ministre a effectué un voyage en Iran grâce à un visa de pèlerinage au cours des dernières années et qu'un «dossier gouvernemental» avait été ouvert sur son cas concernant une possible fraude en matière de citoyenneté.

Dans un courriel envoyé jeudi, l'attaché de presse de Maryam Monsef a signalé que cette dernière «n'est au courant d'aucune mesure de la part d'IRCC (Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada)».

«C'est l'habitude d'IRCC d'entrer en contact avec un applicant lorsqu'une revue de dossier est en cours. Ceci ne s'est pas produit», a précisé Jean-Bruno Villeneuve.

La ministre a affirmé mercredi soir, lors d'un forum sur la réforme électorale, à Ottawa, qu'elle a été inondée de messages de Canadiens et de gens de partout au monde qui voulaient partager leur histoire familiale, selon ce qu'a rapporté CBC.

En contrepartie, elle a dit avoir eu droit à «certaines méchancetés» sur les réseaux sociaux. «Cela m'a appris que même si nous aimerions croire que la division et le manque d'inclusion n'existent pas dans ce pays, il nous reste du travail à faire».

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