Santé: Couillard ne voit aucune contradiction avec ses positions passées

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Philippe Couillard a assuré jeudi que sa prise de position passée n'affaiblit « absolument pas » son rapport de force avec Ottawa dans le cadre des négociations en cours.

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(Québec) Philippe Couillard a assuré jeudi qu'il n'y a aucune contradiction entre sa position actuelle sur les transferts fédéraux en santé et celle qu'il a exprimée dans un article datant de 2011, que La Presse a retrouvé.

Dans ce texte, M. Couillard remettait en question la hausse automatique de 6 % par année des transferts en santé. Il estimait aussi « légitime » qu'Ottawa s'appuie « sur son pouvoir de dépenser pour déclencher des changements ».

Québec réclame aujourd'hui une hausse de 6 % des transferts en santé et s'oppose à ce que le gouvernement Trudeau lui impose des conditions.

M. Couillard a assuré jeudi que sa prise de position passée n'affaiblit « absolument pas » son rapport de force avec Ottawa dans le cadre des négociations en cours.

« Il n'y a aucune contradiction entre ce texte-là et les positions qu'on défend », a-t-il dit.

Il a souligné que le texte reprenait plusieurs positions défendues aujourd'hui par le gouvernement du Québec, soit qu'Ottawa finance à hauteur de 25 % les dépenses des provinces en santé, qu'il tienne compte de la démographie dans le montant des transferts et qu'aucune condition ne soit attachée au versement.

« Ce que je dis et d'ailleurs, c'est dans le texte également, il n'est pas utile pour le gouvernement de s'autoproclamer le policier du système de santé canadien, a dit M. Couillard. Ça n'apporte absolument rien. »

L'opposition ne voit pas les choses ainsi.

Selon le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, il est clair que le texte de M. Couillard traduit « le fond de sa pensée » et qu'il ne s'oppose pas à une intrusion fédérale dans la santé, pourtant une compétence des provinces.

« C'est probablement la chose la plus dommageable qui puisse exister pour un gouvernement québécois qui essaie de négocier avec le fédéral quand son négociateur en chef est d'accord avec l'intrusion fédérale dans nos systèmes de santé. »

Aux yeux du chef péquiste, il est clair que les prises de position passées du premier ministre vont « saper » son rapport de force avec le gouvernement fédéral dans le cadre des négociations actuelles.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a qualifié de « très troublant » le texte de 2011.

« Jamais on n'a vu au Québec un premier ministre aussi soumis au gouvernement fédéral, a-t-il dénoncé. Philippe Couillard n'est pas digne d'être le représentant de la nation québécoise. »

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