Le PLC fait face à du mécontentement dans les provinces de l'Atlantique

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Le président du Conseil du Trésor et député en Nouvelle-Écosse, Scott Brison.

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Michael MacDonald
La Presse Canadienne
Halifax

Moins d'un an après le balayage des 32 sièges par les libéraux fédéraux dans les provinces de l'Atlantique, certains électeurs dans la région ont l'impression que le gouvernement de Justin Trudeau tient leur appui pour acquis.

Des observateurs politiques et des détracteurs estiment qu'un certain nombre de gestes perçus comme des faux-pas pourraient faire mal au gouvernement en place et au premier ministre Trudeau.

Entre autres choses, les Canadiens des provinces de l'Atlantique ont été contrariés d'entendre qu'Ottawa pourrait remplacer un juge à la retraite de la Cour suprême du Canada de la Nouvelle-Écosse par une personne provenant d'une autre région du pays.

Une règle non écrite faisait en sorte depuis 141 ans que chaque région du pays comptait un représentant au plus haut tribunal. M. Trudeau a fait valoir que d'autres critères de diversité étaient aussi importants.

Le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, et député en Nouvelle-Écosse, a affirmé qu'il était trop tôt pour juger des actions du gouvernement sur la question, soulignant que des Canadiens des provinces de l'Atlantique figuraient parmi les gens considérés pour la fonction au plus haut tribunal.

Plus tôt cette semaine, des avocats de la région ont amené le gouvernement fédéral devant les tribunaux pour tenter de s'assurer qu'il y a un siège pour les provinces de l'Atlantique. Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a aussi affirmé que la règle ne devrait pas être ignorée, ajoutant sa voix à deux sénateurs du Nouveau-Brunswick: le conservateur John Wallace et Pierrette Ringuette, ancienne sénatrice libérale qui siège désormais comme indépendante.

Selon Tom Bateman, professeur de sciences politiques à l'Université St. Thomas à Fredericton, certains Canadiens des provinces de l'Atlantique commencent à réaliser que le fait d'avoir élu exclusivement des libéraux n'a pas accordé de statut particulier à la région.

«La question est désormais de savoir si le gouvernement peut simplement prendre cette région pour acquise en sachant que les électeurs ici... n'ont nulle part ailleurs où se tourner», a dit M. Bateman en entrevue.

Geoffrey Stevens, de l'Institut Laurier pour l'étude de l'opinion publique et des politiques (LISPOP), a aussi écrit récemment que les Canadiens des provinces de l'Atlantique se demandaient si «après avoir été ignorés par les conservateurs, ils étaient pris pour acquis par les libéraux».

Autre point de discorde, la volonté de la ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, d'imposer un prix sur le carbone à l'échelle du pays a reçu un accueil froid du premier ministre de la Nouvelle-Écosse. La mesure pourrait être coûteuse pour la province, qui compte encore sur le charbon pour la plus grande partie de sa production d'électricité, et qui prévoit que ces centrales feront partie de son éventail énergétique jusqu'en 2042.

M. Brison a rejeté l'idée que la région soit négligée, faisant notamment valoir la Stratégie de croissance pour l'Atlantique, endossée par les quatre premiers ministres provinciaux. En plus de miser sur les infrastructures, l'innovation et les investissements commerciaux, la stratégie relève le plafond d'intégration des immigrants de 2000 personnes par année.

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