Opérations de paix: le ministre de la Défense réitère l'engagement du Canada

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Le ministre de la Défense canadien, Harjit Sajjan

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Ottawa se questionne toujours sur la destination qu'il choisira pour ses Casques bleus, mais la rencontre d'aujourd'hui à Londres pourrait l'aider à se faire une idée, affirme le ministre Harjit Sajjan.

Quelque 80 ministres de la Défense des pays qui participent aux missions de paix des Nations unies (ONU) sont réunis dans la capitale britannique, notamment pour faire le point sur les engagements pris l'an dernier.

« J'espère que les conversations que nous aurons [aujourd'hui] apporteront un éclairage sur les nouvelles façons de faire du renforcement des capacités », a indiqué le ministre Sajjan au cours d'un entretien téléphonique avec La Presse.

L'expression, martelée depuis un certain temps par le ministre, illustre la volonté d'Ottawa de faire une « contribution significative » qui apportera une « valeur ajoutée ».

« On ne veut pas juste envoyer des troupes. » - Le ministre de la Défense canadien, Harjit Sajjan

Selon Bruno Charbonneau, directeur du Centre FrancoPaix en résolution des conflits et missions de paix de l'Université du Québec à Montréal, la rencontre de Londres témoigne d'un « effort continu depuis quelques années de tenter de redéfinir plus que les moyens du maintien de la paix, mais ses objectifs ».

Le ministre Sajjan profitera de l'occasion pour transmettre officiellement à ses pairs l'engagement du Canada, annoncé récemment, à déployer jusqu'à 600 Casques bleus dans des opérations de paix de l'ONU. Il annoncera également que le Canada sera l'hôte de la rencontre des ministres de la Défense des pays qui participent aux opérations de paix de l'ONU, l'an prochain.

MISSION « D'INFORMATION » AU MALI

Si le gouvernement canadien n'a pas encore officiellement fait son nid, Bruno Charbonneau s'attend à ce que des militaires canadiens intègrent la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

« Je serais très surpris » que ce ne soit pas le cas, affirme-t-il, ajoutant que « le gros de l'effort » canadien sera selon lui concentré au Mali, même si le Canada s'implique aussi dans d'autres missions de l'ONU.

« On peut jouer plusieurs cartes [au Mali] entre les Européens et les Africains : on peut jouer la carte du maintien de la paix et la carte du contreterrorisme », dit M. Charbonneau.

Des représentants du ministère de la Défense effectuent d'ailleurs en ce moment une « mission d'information » au Mali, un peu comme le ministre Sajjan l'a lui-même fait ailleurs en Afrique au début du moins d'août.

Bruno Charbonneau croit qu'il n'est pas impossible que cette mission serve aussi à préparer l'installation de bases pour les militaires canadiens.

TRUMP ET L'OTAN

Le ministre Sajjan laisse échapper un petit rire quand on lui demande si l'élection éventuelle de Donald Trump à la présidence des États-Unis pourrait avoir un impact négatif sur l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), que le candidat républicain a remis en question.

« Je ne peux pas faire des hypothèses sur l'impact des élections américaines sur l'OTAN, dit-il. Ce dont je peux toutefois vous assurer, c'est que j'ai en ce moment une très bonne relation avec le secrétaire [américain de la Défense Ashton] Carter à ce sujet. [...] L'OTAN joue un rôle crucial, les États-Unis y ont toujours pris part, et je suis sûr qu'ils continueront de le faire. »

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