Justin Trudeau tarde à se rendre en Arctique

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Le premier ministre Justin Trudeau, accompagné de son épouse Sophie Grégoire et de sa fille Ella Grace ont quitté Ottawa à bord d'un avion, le 29 août.

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Lee Berthiaume
La Presse Canadienne
OTTAWA

Justin Trudeau ajoute cette semaine la Chine à une longue liste de pays qu'il a visités depuis son élection, il y a 10 mois. Mais il est une région dans son propre pays où le premier ministre n'a encore jamais mis les pieds à titre officiel : le Grand Nord.

Son entourage assure que l'Arctique demeure une des priorités de ce gouvernement. Mais des observateurs et des porte-parole de l'opposition soutiennent que les libéraux se sont en fait bien peu intéressés à cette région.

L'armée canadienne a amorcé la semaine dernière ses exercices annuels dans l'Arctique, l'« Opération Nanook ». Lancés en 2007, ces exercices sont considérés par certains comme essentiels pour affirmer la souveraineté du Canada au pôle Nord.

Le premier ministre conservateur Stephen Harper en profitait d'ailleurs pour amorcer une tournée de la région. Alors que certains qualifiaient cette visite de vaste campagne de publicité, des experts maintiennent qu'elle permettait de parler de cette région souvent oubliée au sud. Et les différentes officines ministérielles devaient montrer les progrès réalisés depuis la dernière visite du patron.

Le cabinet du premier ministre n'a pas indiqué à quel moment M. Trudeau se rendrait dans l'Arctique.

Le porte-parole conservateur en matière de défense, James Bezan, s'est dit déçu que M. Trudeau rate les exercices militaires de cette année. Selon lui, la présence du premier ministre démontre tout le sérieux du gouvernement en matière de souveraineté dans l'Arctique.

Pour Jerald Sabin, expert de l'Arctique à l'Université Carleton, il est clair que ce gouvernement mettra l'accent sur les questions sociales et les changements climatiques, alors que les conservateurs étaient davantage préoccupés par la souveraineté canadienne et les ressources naturelles dans le Nord. Mais il se demande encore quelle est la vision précise de ce gouvernement, même si les libéraux ont balayé en octobre dernier les trois circonscriptions de cette immense région - Yukon, Territoires-du-Nord-Ouest et Nunavut.

Le porte-parole néo-démocrate en matière de Grand Nord, Charlie Angus, laisse entendre que M. Trudeau a peut-être renoncé à visiter la région cet été afin d'éviter les questions sur l'ex-ministre des Pêches et Océans Hunter Tootoo.

Le député de Nunavut a quitté le caucus libéral en mai pour suivre une thérapie contre l'alcoolisme. Il a admis plus tard qu'il avait eu une « relation inappropriée » au travail. Son départ prive le cabinet fédéral du seul représentant des trois circonscriptions du Grand Nord.

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