Parti vert: l'adjoint d'Elizabeth May espère qu'elle restera comme chef

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La chef du Parti vert, Elizabeth May

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
OTTAWA

Perdre Elizabeth May comme chef du Parti vert du Canada serait navrant, car personne ne lui arrive à la cheville, selon le chef adjoint de la formation politique, Daniel Green.

«Ce serait vraiment une perte pour le parti de perdre Elizabeth», a laissé tomber l'écologiste en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

«Je ne connais pas tout le monde dans le parti, mais je n'ai pas vu quelqu'un de sa stature qui serait apte à la remplacer. Il n'y en a pas!», a enchaîné M. Green.

Il y a environ deux semaines, avant le congrès de son parti, Elizabeth May affirmait qu'elle serait prête à céder les rênes de la formation si quelqu'un levait la main.

Sa réflexion s'est intensifiée après que les militants verts eurent adopté au congrès une résolution en appui au mouvement «boycott, de désinvestissement et de sanctions» (BDS) contre Israël, auquel elle s'oppose.

Sonnée, Mme May a dit qu'elle prendrait quelques jours de vacances pour faire le point.

«Elizabeth a été vraiment affectée. Elle s'est dit: «Comment est-ce que je peux, comme leader du Parti vert, défendre quelque chose avec lequel je suis foncièrement mal à l'aise?'», a exposé M. Green.

«Ça lui a brisé le coeur de voir un parti aussi divisé sur une question géopolitique si fondamentale», a lâché celui qui s'était présenté en octobre 2015 comme candidat pour les verts dans Ville-Marie-Le Sud-Ouest-Île-des-Soeurs.

Aux dernières nouvelles, la décision de Mme May n'était pas encore prise, a indiqué Daniel Green vendredi en fin de journée.

Cette question sera fort probablement à l'ordre du jour lors de la conférence téléphonique du conseil fédéral, la plus haute instance du parti, qui est prévue dimanche.

On reviendra aussi sur le vote controversé entourant le mouvement BDS. Celui-ci s'est déroulé selon le mode majoritaire plutôt que consensuel - comme c'était la tradition au parti - et s'est tenu en présence d'une «faible minorité d'associations (de circonscriptions)» au congrès d'Ottawa, a souligné M. Green.

«À cause de la division que ça a créée dans le parti, vaudrait-il mieux tenir un genre de référendum ou retourner devant les membres avec une assemblée spéciale pour vraiment s'assurer que ce vote «divisif» ne divise pas le parti?», s'est-il demandé à voix haute.

Elizabeth May dirige le Parti vert du Canada depuis 10 ans presque jour pour jour. Elle a été portée à la tête de la formation en août 2006, succédant à Jim Harris.

L'avocate de formation est devenue en 2011 la première candidate du parti à être élue à la Chambre des communes. Elle a été réélue en octobre 2015 avec plus de 54 pour cent des voix dans la circonscription de Saanich-Gulf Islands, en Colombie-Britannique.

Mme May bénéficie d'un solide appui des membres de son parti. En avril dernier, elle a obtenu un score de 94 pour cent lors du vote sur la révision de son leadership. Sous sa houlette, les verts ont récolté des suffrages de 6,8 pour cent (2008), 3,9 pour cent (2011) et 3,5 pour cent (2015) à l'échelle nationale.

Il a été impossible de la joindre pour une entrevue, samedi.

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