Tony Clement veut supprimer le financement de la télé de Radio-Canada

L'aspirant-chef du Parti conservateur, Tony Clement... (Photo Chris Young, La Presse Canadienne)

Agrandir

L'aspirant-chef du Parti conservateur, Tony Clement

Photo Chris Young, La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

S'il est élu chef du Parti conservateur du Canada puis premier ministre, Tony Clement veut supprimer le financement fédéral de la télé de la CBC et de Radio-Canada. « L'idée que les Québécois doivent subventionner de la programmation ou des nouvelles est une relique, et beaucoup de Québécois le réalisent », dit-il en entrevue à La Presse.

M. Clement, qui a annoncé officiellement cette semaine sa candidature à la direction du Parti conservateur, estime qu'il est « important » que les contribuables n'aient plus à financer la télé de la société d'État. « Avec tous les producteurs de contenu aujourd'hui, qu'ils soient canadiens ou étrangers, ça ne fait pas de sens de subventionner un producteur de contenu pour 1 milliard. Ce n'est pas juste pour ses concurrents », dit Tony Clement, qui supprimerait le financement de la télé sur une période de quatre, cinq ans mais conserverait le financement de la radio, notamment en raison de sa dimension régionale.

Le député fédéral de Parry Sound-Muskoka ne croit pas que sa proposition relativement à Radio-Canada sera mal accueillie au Québec. « Il y a des intérêts particuliers [special interests] qui vont trouver ça problématique, mais internet a eu un impact assez important tant au Québec qu'ailleurs au pays », dit-il. Environ 10 % du budget de la télé de Radio-Canada pourrait être conservé sous forme de financement de programmation d'intérêt national.

Les années Harper

L'ancien ministre fédéral (Santé, Industrie, Conseil du Trésor) dit vouloir « tourner la page » sur les années Harper, même s'il souligne le bilan du gouvernement dont il faisait partie en matière d'économie et de sécurité. Il dit vouloir miser sur son expérience au gouvernement. « Les citoyens veulent un chef conservateur avec de l'expérience pour équilibrer notre budget », dit M. Clement, qui avait terminé troisième lors de la course à la direction du parti en 2004, remportée par Stephen Harper. Comme ministre du gouvernement Harper, il a été critiqué par la Vérificatrice générale pour sa gestion du fonds d'infrastructures du G8. C'est aussi lui qui avait mis fin au formulaire long du recensement, une décision annulée par le gouvernement Trudeau.

Sur le plan constitutionnel, Tony Clement ne propose pas de changements. Par contre, il s'engage à respecter les compétences des provinces. « En matière de compétences des provinces, je crois que les conservateurs ont bien compris comment respecter la Constitution. M. Trudeau ? Nous verrons comment seront ses politiques en environnement et en santé, mais les libéraux ont eu une tendance dans le passé à imposer une volonté nationale sur des enjeux régionaux et provinciaux. » Au Québec, il n'investirait pas dans Bombardier et la C Series « pour l'instant », faute « d'arguments convaincants ».

En environnement, le député ontarien s'engage à respecter les cibles de la conférence de Paris, mais avec une « approche conservatrice » basée notamment sur les énergies renouvelables. Durant sa campagne à la direction du parti, il veut aussi parler de lutte contre la pauvreté et des relations avec les peuples autochtones.

Cinq candidats sont officiellement dans la course : Maxime Bernier, Kellie Leitch, Michael Chong, Tony Clement, et Deepak Obhrai, le doyen du caucus conservateur qui a annoncé sa décision hier. L'ex-ministre Peter MacKay et l'homme d'affaires Kevin O'Leary n'ont pas encore annoncé leurs intentions. 

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer