Europe de l'Est: Ottawa entend toujours participer à la mission de paix de l'ONU

«La Russie se doit de changer son approche... (Photo Adrian Wyld, La Presse Canadienne)

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«La Russie se doit de changer son approche et de respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine. C'est un message très clair que nous allons continuer de donner à la Russie à chaque occasion», a soutenu le premier ministre Trudeau en conférence de presse, samedi.

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Lee Berthiaume
La Presse Canadienne
VARSOVIE, Pologne

Le gouvernement Trudeau souhaite toujours participer à une mission de maintien de la paix des Nations unies malgré sa décision d'envoyer des effectifs militaires considérables en Europe de l'Est.

Le premier ministre Justin Trudeau a rencontré le président de la Lettonie, Raimonds Vejonis, au sommet des dirigeants de l'OTAN en Pologne, samedi, afin de discuter de l'intention du Canada de déployer 450 soldats dans l'État balte. Le pays fournira également une frégate et six avions de chasse CF-18.

Il s'agit du contingent militaire canadien le plus important depuis plus de dix ans, selon le premier ministre Trudeau.

Cette décision vise à répondre au comportement «inacceptable» de la Russie face à l'Ukraine, notamment, a expliqué le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion.

«La Russie se doit de changer son approche et de respecter l'intégrité territoriale de l'Ukraine. C'est un message très clair que nous allons continuer de donner à la Russie à chaque occasion», a soutenu le premier ministre Trudeau en conférence de presse, samedi.

Le déploiement militaire pourra, selon le premier ministre, favoriser les discussions avec la Russie dans le but de mettre fin à la crise actuelle. Le Canada et l'OTAN souhaitent que le conflit se termine avec le retour de la Crimée au sein de l'Ukraine.

Tant M. Dion que le ministre de la Défense, Harjit Sajjan, ont souligné que le gouvernement libéral avait toujours l'intention d'impliquer le Canada dans une mission de maintien de la paix de l'ONU.

M. Sajjan estime que le gouvernement ne peut se contenter de répondre aux crises; il doit également examiner les cas où il pourrait aider à freiner ou éviter les conflits.

«Nous recevons des requêtes de partout. Si nous disions oui à tout le monde, nous aurions un gros problème. Nous devons être très sélectifs et choisir la façon (permettant) au Canada d'avoir une valeur ajoutée parmi les coalitions dont nous faisons partie», a précisé Stéphane Dion.

Le ministre Sajjan a assuré que l'armée canadienne disposait des ressources nécessaires pour participer à une mission de maintien de la paix tout en envoyant des troupes en Europe de l'Est.

Le Canada a aussi déployé des centaines de formateurs militaires en Ukraine et en Irak.

Un porte-parole de l'ambassade de Russie au Canada, Kirill Kalinin, a reçu la décision du gouvernement canadien comme un «affront» comparable à une «réincarnation de la stratégie d'endiguement de la guerre froide».

«La Russie ne représente plus une menace pour personne», a-t-il affirmé dans une déclaration écrite, ajoutant que, bien qu'il s'agisse d'un «défi», la Russie trouverait les bons moyens pour réagir.

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