Justin Trudeau, à Washington, vante le budget fédéral

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Le premier ministre s'adresse à la Chambre de commerce des États-Unis, un groupe près d'une aile du parti républicain favorable aux grandes entreprises, qui appuie les baisses d'impôts et les dépenses en infrastructures.

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Alexander Panetta
La Presse Canadienne
Washington

Le premier ministre Justin Trudeau fait la promotion du budget fédéral devant une foule composée de gens d'affaires américains, jeudi matin, à Washington.

Il vante ses baisses d'impôts pour la classe moyenne et ses hausses de dépenses prévues dans les infrastructures, dans le cadre d'un discours prononcé à quelques pas de la Maison-Blanche.

Le premier ministre s'adresse à la Chambre de commerce des États-Unis, un groupe près d'une aile du parti républicain favorable aux grandes entreprises, qui appuie les baisses d'impôts et les dépenses en infrastructures.

Son discours n'a pas mentionné les aspects moins positifs du nouveau budget : la hausse du déficit et l'absence d'échéancier pour le retour à l'équilibre budgétaire.

Il a cependant mis l'accent sur les baisses d'impôts pour la classe moyenne et la nouvelle allocation pour enfant, des mesures ciblant les familles qui en ont le plus besoin.

Dans les remarques préparées du discours de M. Trudeau, on indique d'ailleurs que l'avenir de l'économie du Canada se trouve dans le titre même du budget : « Assurer la croissance de la classe moyenne ».

« Il y a longtemps que l'on a compris qu'une économie forte commence avec une classe moyenne forte. Lorsque les Canadiens de la classe moyenne ont plus d'argent à économiser, investir et utiliser pour faire croître l'économie, tout le monde en profite », lit-on dans les remarques.

Justin Trudeau a été présenté par le vice-président de la Chambre de commerce, Myron Brilliant, qui a pressé le nouveau gouvernement libéral canadien de se pencher sur une autre priorité du groupe : ratifier le Partenariat transpacifique.

Les remarques préparées du premier ministre ne mentionnent cependant pas l'accord, que le Canada est actuellement en train d'examiner. M. Trudeau prévoyait participer à une séance de questions-réponses après son discours.

Justin Trudeau en est à son troisième séjour aux États-Unis ce mois-ci. Cette fois, la principale raison de sa visite est la réunion de leaders mondiaux pour un sommet sur la sécurité nucléaire.

Après son discours, M. Trudeau participera à un dîner en compagnie du premier ministre japonais Shinzo Abe et rencontrera le président argentin Mauricio Macri.

Trudeau devrait dire que Trump est un «fasciste», soutient Mulcair

Le premier ministre Justin Trudeau doit reconnaître publiquement que le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump est un «fasciste», soutient le chef néo-démocrate Thomas Mulcair.

Selon le leader du Nouveau Parti démocratique (NPD), il ne faut pas avoir peur des mots: le magnat de l'immobilier a prouvé qu'il est un «fasciste» en tenant à répétition des propos xénophobes.

Et il est grand temps que Justin Trudeau cesse de tourner autour du pot lorsqu'on lui demande de dire ce qu'il pense de Donald Trump, a plaidé Thomas Mulcair dans une vidéo partagée par son parti.

Le premier ministre canadien a de nouveau refusé de critiquer Donald Trump, jeudi, lors de sa visite à Washington, réitérant qu'il faisait confiance aux électeurs américains.

Le prétendant au titre de candidat républicain à la présidence des États-Unis multiplie les déclarations incendiaires depuis qu'il s'est lancé dans la course.

Donald Trump a entre autres proposé d'interdire aux musulmans l'entrée au pays, et il fait campagne en promettant d'ériger un mur entre le Mexique et les États-Unis.

La vidéo dans laquelle Thomas Mulcair tient ces propos a été tournée la semaine dernière. Elle a d'abord été publiée sur le site de Buzzfeed. Le NPD l'a ensuite fournie à La Presse Canadienne.

Thomas Mulcair a déjà déclaré que le controversé milliardaire devrait être interdit de territoire au Canada en raison de son discours haineux.

«Il est tout à fait acceptable de limiter l'accès d'un pays à quelqu'un qui est en train de propager la haine», a-t-il plaidé en décembre dernier.

- Avec Mélanie Marquis, à Ottawa

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