Chantier Canada: les villes, prêtes, s'impatientent

La présidente de l'Union des municipalités, Suzanne Roy,... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

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La présidente de l'Union des municipalités, Suzanne Roy, et le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, ont fait le point sur les projets d'infrastructures peu avant le dépôt des budgets du Québec et du fédéral.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Les municipalités du Québec s'impatientent devant la lenteur de Québec à conclure son entente avec Ottawa quant au programme d'infrastructures Chantier Canada. Parce que ces discussions s'éternisent, une somme de 1,8 milliard $ dort dans les coffres, déplore la présidente de l'Union des municipalités, Suzanne Roy.

Mme Roy a rencontré la presse, jeudi à Montréal, en compagnie du président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, pour faire le point sur les projets d'infrastructures, à la veille du dépôt des budgets du Québec, le 17 mars, et du fédéral, le 22 mars.

On s'attend à ce que le budget fédéral comporte d'autres fonds pour les infrastructures, puisque le gouvernement Trudeau s'est engagé à doubler les investissements dans les infrastructures au cours des prochaines années. Ces sommes s'ajouteront donc à celle de 1,8 milliard $ pour laquelle les municipalités attendent toujours que Québec et Ottawa s'entendent. Des ententes ont pourtant été conclues dans d'autres provinces.

À cause de «ce montant de 1,8 milliard $ qui dort dans les coffres du Québec depuis deux ans, nombre de projets d'infrastructures municipales ont déjà perdu deux saisons. Et on s'apprête à perdre la troisième saison si, rapidement, on n'entend pas la bonne nouvelle, donc la signature d'une entente», a lancé Mme Roy.

La présidente de l'Union des municipalités du Québec a précisé que des projets d'une valeur de 14 milliards $, un peu partout au Québec, sont prêts à être lancés en 2016, 2017 et 2018, qu'il s'agisse d'infrastructures routières, de conduites d'eau potable, de conduites d'eau usée, d'infrastructures sportives, communautaires ou autres.

«Les projets sont là; on est prêts, nous, à être à l'oeuvre immédiatement, aussitôt que les argents seront mis à la disposition des municipalités», a lancé Mme Roy, elle-même mairesse de Sainte-Julie.

L'Union des municipalités aimerait cependant qu'il y ait un certain «rééquilibrage» dans les futurs programmes d'infrastructures, puisque, selon ses chiffres, 60 pour cent des infrastructures publiques sont municipales, alors que seulement 8 pour cent des sommes du Plan québécois d'infrastructures y sont consacrés.

À ses côtés, Yves-Thomas Dorval, du Conseil du patronat du Québec, a renchéri: «Il faut que, tant du côté fédéral que provincial, on accélère. Ce n'est plus une question d'années; ce n'est plus une question de mois; ce n'est même pas une question de semaines au pluriel; il faut que les décisions soient prises dans les prochains jours, au moins sur cette portion-là (de 1,8 milliard $).»

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