Réfugiés: les bases militaires ne seront finalement pas utilisées

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Des hauts fonctionnaires n'avaient toutefois pas fermé complètement la porte à ce que les bases de Valcartier soient éventuellement réquisitionnées.

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Fannie Olivier
La Presse Canadienne
Ottawa

À quelques jours de la date butoir que s'était fixée le gouvernement Trudeau pour l'accueil des 25 000 réfugiés syriens, tout porte à croire que les bases militaires rénovées pour leur arrivée ne seront pas utilisées.

À la sortie du caucus libéral mercredi, le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum, a indiqué que nous étions au «point où l'on n'aura pas besoin des bases militaires».

En séance de breffage technique un peu plus tôt, des hauts fonctionnaires n'avaient toutefois pas fermé complètement la porte à ce que les bases de Valcartier, près de Québec, et Trenton, en Ontario, soient éventuellement réquisitionnées. Ils excluaient toutefois qu'elles puissent être utilisées cette semaine.

Au début du mois, le recours aux bases militaires semblait pourtant pratiquement incontournable. Mais depuis, on a loué davantage de chambres d'hôtel - et pas seulement dans les grands centres - et d'autres villes ont été désignées pour la réinstallation des réfugiés syriens parrainés par le gouvernement.

Mercredi, Ottawa a sélectionné trois autres villes d'accueil, soit Leamington et Peterborough en Ontario, et Brooks en Alberta, portant le total à 27 communautés hors Québec. Le Québec compte quant à lui 13 de ces villes d'accueil.

Les bases militaires ont été revampées pour permettre aux familles syriennes de s'y établir de façon temporaire, pendant quelques semaines. La Défense nationale n'a pu indiquer à La Presse Canadienne combien les rénovations avaient coûté, puisque les coûts réels d'une opération ne sont disponibles que 90 jours après la fin de l'opération. Dans un reportage de Radio-Canada en novembre, on évoquait toutefois un appel d'offre de 1,5 million $ pour des rénovations à la base de Valcartier.

Même si les réfugiés n'y seront visiblement pas hébergés, le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, ne croit pas que l'argent investi pour les rénovations ait été gaspillé.

«On avait besoin de s'assurer que nous avions les bonnes installations en cas de besoin. Et la planification de contingence est extrêmement importante», a-t-il souligné. Ces améliorations «bénéficient aussi aux troupes», a-t-il ajouté.

M. McCallum signale par ailleurs que la facture aurait encore plus grimpé si on avait dû utiliser les bases, forçant peut-être Ottawa à piger dans ses fonds de contingence. «Dans le cas où on aurait dû utiliser les bases militaires, il est possible qu'on aurait été obligé d'utiliser ces réserves», a présumé le ministre.

Baisse des opérations

Le nombre total de réfugiés syriens arrivés au Canada s'élève désormais à 23 394 depuis le 4 novembre. Aux yeux du ministre McCallum, il ne fait aucun doute que le gouvernement fédéral sera en mesure d'atteindre son objectif d'accueil de 25 000 fixé pour la fin février.

Même s'il continuera à accueillir des réfugiés après cette date, le fédéral a néanmoins commencé à diminuer ses activités à l'étranger. Le bureau de traitement des demandes procédant aux vérifications en matière de santé et de sécurité en Turquie est fermé, et ceux du Liban et de la Jordanie devraient l'être prochainement.

M. McCallum a qualifié l'ampleur des opérations d'«unique» pour être en mesure d'atteindre la cible des 25 000, et le rythme va nécessairement ralentir. «Cela va être un processus plus normal, à moindre échelle que ce qu'on a vu au cours des derniers mois», a-t-il noté.

Au Canada, le principal défi continue d'être le logement, puisque les familles sont souvent nombreuses et que le parc locatif comporte généralement peu de grandes maisons dans les différentes communautés d'accueil. Environ la moitié des réfugiés provenant de la Syrie n'ont pas encore de logement permanent.

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