Justin Trudeau souligne sur les médias sociaux ses «cent jours»

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Le premier ministre Justin Trudeau a publié cette photo de lui sur Twitter, dans les bureaux de l'entreprise, pour répondre aux questions des usagers du site de microblogues.

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Bruce Cheadle
La Presse Canadienne
Ottawa

Depuis qu'il s'est passé 100 jours entre le retour de Napoléon et sa défaite à Waterloo, en 1815, les observateurs de la chose politique aiment bien dresser le bilan des « cent jours » d'un gouvernement nouvellement élu.

Le président Franklin Roosevelt a importé la tendance aux États-Unis avec ses « cent jours » en 1933 pour sortir le pays de la Grande Dépression, et John F. Kennedy a imposé la tradition au début des années 1960, à l'ère de la télévision.

Le gouvernement de Justin Trudeau a fait ses calculs et souligné vendredi dans la modernité ce chiffre rond du calendrier libéral en empruntant les médias sociaux : montage multimédia de petits moments quotidiens, et séance de questions au premier ministre sur Twitter. M. Trudeau, âgé de 44 ans, a aussi publié sur son compte Instagram des dizaines de photos prises depuis qu'il est tout petit.

Les « cents jours » libéraux sont en fait soulignés depuis une semaine ou deux, certains médias ayant décidé de commencer à compter à partir du 19 octobre, jour du scrutin, plutôt que du 4 novembre, jour de l'assermentation du nouveau gouvernement. Mais au-delà de cette manie entretenue par journalistes et politologues, la période de 100 jours avait été utilisée par les libéraux eux-mêmes, dans leur campagne électorale, comme une cible précise pour la mise en oeuvre de certaines mesures.

Vendredi, sur Twitter, sous les mots clé #first100 et #100jours, des élèves de 5e et 6e années de Delisle, en Saskatchewan, ont posé leurs questions à M. Trudeau, lui demandant par exemple s'il avait toujours rêvé de devenir premier ministre. « Ce que je voulais, c'était de changer les choses et de servir ma communauté du mieux que je pouvais. Et cela s'est présenté en politique, puis à titre de premier ministre, comme mon père. »

Interrogé sur son moment le plus mémorable de ces 100 jours, M. Trudeau a cité l'accueil du premier groupe de réfugiés syriens à Toronto, en décembre.

Tout au cours de cet exercice médiatique, il a aussi rappelé le soutien indéfectible du Canada envers l'Ukraine, réitéré sa promesse de modifier le projet de loi C-51 sur la sécurité intérieure, et estimé que la meilleure façon d'affirmer la souveraineté du Canada dans l'Arctique, c'est de « mieux soutenir ceux qui y vivent depuis des milliers d'années ».

Le premier ministre a par ailleurs estimé que contrairement à la légalisation de la marijuana - qui implique sa réglementation -, la décriminalisation « ne protégerait en rien les enfants ni n'empêcherait l'argent de remplir les poches des gangs et des criminels ».

D'autres questions plus sérieuses ont toutefois été ignorées : un message provenant du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario, à Ottawa, lui demandait comment il voyait le système de soins de santé pour la prochaine génération, ou « Emma P », sur Twitter, lui demandait s'il appuyait « les oléoducs et le pétrole canadien ».

D'autres questions ont adopté un ton plus badin. On a ainsi appris que M. Trudeau demeurait un partisan du Canadien malgré les déboires de l'équipe montréalaise, et qu'il avait été ravi de constater que le personnage de Jar Jar Binks n'avait pas été ramené dans le dernier « Star Wars ».

Par contre, on n'a pas pu apprendre ce que le premier ministre avait prévu pour sa « Valentine », Sophie Grégoire, en fin de semaine : « Chut! C'est une surprise », a-t-il écrit.

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