Direction du Parti conservateur: pas dans les priorités de la fille de Mulroney

Caroline Mulroney Lapham et son père Brian Mulroney... (PHOTO PC)

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Caroline Mulroney Lapham et son père Brian Mulroney à leur arrivée aux funérailles de l'ex-ministre des Finances Jim Flaherty en avril 2014.

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(Ottawa) Certains conservateurs souhaiteraient qu'elle saute dans l'arène politique en briguant la direction du Parti conservateur, si l'on se fie au quotidien Toronto Sun. Mais la principale intéressée, Caroline Mulroney Lapham, fille de l'ancien premier ministre Brian Mulroney, affirme qu'elle a d'autres priorités.

Dans un courriel envoyé à La Presse, hier, Mme Mulroney Lapham s'est dite «flattée» qu'on ait ainsi évoqué son nom, mais ajoute qu'elle préfère consacrer son temps à d'autres engagements. «Bien que j'aie toujours un intérêt à servir ma communauté, et que je sois très flattée par la suggestion, mes quatre jeunes enfants et mon travail demeurent ma priorité», a-t-elle affirmé.

Le nom de Mme Mulroney Lapham a été évoqué pour la première fois en fin de semaine par le quotidien torontois comme étant «le pire cauchemar» de l'actuel premier ministre Justin Trudeau.

«Elle est ravissante, parfaitement bilingue et elle a fréquenté les meilleures écoles. Et elle est le pire cauchemar de Justin Trudeau. Caroline Mulroney Lapham, fille de l'ancien premier ministre Brian Mulroney, est le meilleur choix pour devenir le nouveau chef du Parti conservateur fédéral, selon plusieurs stratèges des Tories», a écrit la chroniqueuse du Sun Christina Blizzard.

L'ancien premier ministre Brian Mulroney, qui a dirigé le pays pendant neuf ans et a été récemment décoré en Afrique du Sud pour la lutte qu'il a menée contre le régime de l'apartheid, a refusé de commenter l'intérêt que pourrait avoir sa fille pour la politique fédérale.

Feuille de route impressionnante

Âgée de 41 ans, Caroline Mulroney Lapham est l'aînée des quatre enfants de M. Mulroney et affiche un parcours impressionnant. Cette diplômée de l'Université Harvard est actuellement vice-présidente de la firme d'investissement BloombergSen à Toronto. Avant de s'établir à Toronto, elle a pratiqué le droit dans un bureau d'avocats de New York, Shearman&Sterling. Elle a cofondé une organisation de bienfaisance, Shoebox Project for Shelters, qui vient en aide aux femmes vivant dans les centres de sans-abri.

La course à la direction du Parti conservateur devrait se mettre véritablement en branle au début de l'année 2016, une fois que les hautes instances du parti auront fait connaître les règles de la course. Tout indique que la date du congrès devant permettre de choisir le successeur de Stephen Harper aura lieu dans un horizon de 18 à 24 mois, selon certaines sources conservatrices.

Une demi-douzaine de candidats pourraient être sur les rangs. Les noms des anciens ministres Peter MacKay, Maxime Bernier, Lisa Raitt, Kelly Leitch et Jason Kenney sont évoqués, tout comme celui du premier ministre de la Saskatchewan Brad Wall. Du lot, seuls Jason Kenney et Maxime Bernier maîtrisent suffisamment les deux langues officielles.

Toutefois, seul Maxime Bernier a confirmé qu'il songeait à se lancer dans la course. Il a d'ailleurs obtenu l'appui de l'ancien député allianciste de la Colombie-Britannique John Reynolds, qui a déclaré récemment que le prochain leader du parti doit venir du Québec, après avoir vu trois Albertains diriger le Parti conservateur ou les deux formations de droite qui l'ont précédé, soit le Parti réformiste (Preston Manning) et l'Alliance canadienne (Stockwell Day).

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