L'Ontario favorable à la vente de cannabis par la LCBO

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Des plants de marijuana poussent dans une ancienne usine de chocolats de Smiths Falls, en Ontario.

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Vendre du cannabis dans le réseau public de distribution d'alcool de la Liquor Control Board of Ontario (LCBO) «aurait beaucoup de sens», affirme la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne.

Alors que le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, promet de légaliser la marijuana récréative en cours de mandat, son homologue ontarienne s'est pour la première fois clairement prononcée hier en faveur de la vente de marijuana dans les quelque 650 succursales de la LCBO, l'équivalent ontarien de la SAQ.

«Ça a du sens, à mes yeux, d'utiliser notre mécanisme public de distribution d'alcool - la LCBO - qui est très bien placé pour appliquer les règles de responsabilité sociale nécessaires», a déclaré Mme Wynne.

La voix de la première ministre ontarienne s'ajoute ainsi à celle du premier ministre manitobain, Greg Selinger, qui se montre très favorable à un monopole étatique pour la vente du cannabis. Il a récemment demandé à la Société manitobaine des alcools et des loteries de rencontrer des représentants d'États qui ont légalisé la vente de cannabis, comme le Colorado et l'État de Washington, afin de s'inspirer des meilleures pratiques.

Québec préfère attendre

Au Québec, le ministère des Finances, responsable de la SAQ, n'a toujours pas de position quant au rôle que la société d'État sera appelée à jouer, une fois la vente de cannabis légalisée au pays.

«Quand il y aura une décision d'annoncée par le gouvernement Trudeau, la légalisation ne se fera pas du jour au lendemain. On pourra voir à ce moment-là», a dit hier la porte-parole du ministre Carlos Leitao, Nathalie Roberge.

La semaine dernière, le Syndicat des employés de magasins et de bureau de la SAQ (SEMB-SAQ) a demandé à l'Institut de recherche et d'informations socio-économiques de réaliser une étude pour permettre à ses 5500 membres de connaître les retombées de la vente de cannabis dans les 400 succursales de la société d'État.

La direction syndicale voit d'un bon oeil cette possibilité, mais demandera à ses membres de se prononcer officiellement sur la question au printemps prochain.

Par la poste au début?

Justin Trudeau n'a pour le moment donné aucun détail ni échéancier pour son projet de légalisation du cannabis récréatif. À l'heure actuelle, les 26 producteurs autorisés de cannabis médical peuvent uniquement distribuer leur marchandise par la poste.

Tweed, le plus important producteur de cannabis médical au pays, croit que la poste demeure le meilleur moyen de vente dans un premier temps.

Son PDG, Mark Zekulin, estime que la légalisation doit se faire par petites étapes, plutôt qu'en créant d'un coup un vaste marché, comme ça s'est fait aux États-Unis. «En lançant le marché récréatif ainsi, on laisse le temps à la population et aux politiciens de devenir à l'aise avec l'idée de la légalisation, puis on peut passer, dans un deuxième temps, à une autre étape de commercialisation dans des commerces», suggère-t-il.

Chez Postes Canada, les employés se montrent plutôt favorables à l'idée. La décriminalisation de la possession de marijuana fait officiellement partie des statuts nationaux du Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes depuis 2011.

«Nous assurons déjà un contrôle strict de plusieurs marchandises, notamment en ce qui a trait à ce qui entre [au pays et en sort] et à tout ce qui touche au dédouanement», affirme Magali Giroux, porte-parole du syndicat.

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