Tapis rouge pour Trudeau à la Maison-Blanche

Le premier ministre Justin Trudeau et le président... (Photo Sean Kilpatrick, PC)

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Le premier ministre Justin Trudeau et le président américain lors du sommet lors d'une rencontre bilatérale, à Manille, le 19 novembre, aux Philippines.

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(OTTAWA) Le premier ministre Justin Trudeau se félicite d'avoir ouvert une nouvelle ère de collaboration entre le Canada et les États-Unis quelques semaines seulement après avoir pris les commandes du gouvernement canadien.

Preuve que les relations sont plus cordiales, le président des États-Unis Barack Obama entend dérouler le tapis rouge devant M. Trudeau lorsque celui-ci se rendra à Washington pour une visite officielle au début de la nouvelle année en organisant un dîner d'État à la Maison-Blanche durant son séjour dans la capitale américaine.

La dernière fois qu'un premier ministre du Canada a eu droit à une telle réception du locataire de la Maison-Blanche remonte à 1997, à l'époque où Jean Chrétien était aux commandes à Ottawa et que Bill Clinton était président des États-Unis.

L'ancien premier ministre Stephen Harper n'a donc pas eu droit aux mêmes égards de la part de Barack Obama, qui a offert un dîner d'État à un groupe restreint de neuf leaders depuis qu'il est à la tête du pays le plus puissant de la planète, dont les dirigeants de l'Inde et de la Corée du Sud.

Pour Justin Trudeau, l'accueil que compte lui réserver le président Obama prouve sans l'ombre d'un doute qu'il a réussi à instaurer un nouveau dialogue entre les deux pays.

Le premier ministre a servi cette réplique aux attaques des conservateurs qui soutiennent que le Canada tournera le dos à ses principaux alliés, à commencer par les États-Unis, si le gouvernement Trudeau persiste à rapatrier au pays les six avions de chasse CF-18 qui participent aux frappes aériennes menées par la coalition internationale contre des cibles du groupe armé État islamique en Irak et en Syrie.

Le Parti conservateur a déposé une motion invitant le gouvernement Trudeau à revenir sur cette décision au moment où les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, entre autres, intensifient leur campagne contre l'EI.

Aux Communes, hier, M. Trudeau a soutenu que le précédent gouvernement conservateur de Stephen Harper avait empoisonné les relations entre les deux pays en faisant de l'approbation du projet de construction de l'oléoduc Keystone XL une obsession. Le président Obama a finalement rejeté ce projet, quelque 24 après la prestation de serment du gouvernement libéral de Justin Trudeau.

« Pendant 10 ans, le gouvernement précédent a négligé les relations avec les États-Unis, a cherché la chicane, a été agressif et a insulté les États-Unis à plusieurs reprises. Nous travaillons de façon positive, parce qu'on va bâtir une meilleure relation pour de meilleurs emplois ici au Canada. D'ailleurs, les États-Unis viennent d'inviter le premier ministre canadien pour un souper à Washington, ce qui ne s'est jamais produit depuis 19 ans », a lancé M. Trudeau en réponse à une question du chef adjoint du Parti conservateur Denis Lebel.

En campagne électorale, Justin Trudeau a promis d'améliorer les relations canado-américaines en mettant de côté les dossiers qui ont été une source d'irritation et en faisant de la lutte aux changements climatiques une priorité - un cheval de bataille du président Obama alors qu'il entame la dernière ligne droite de son deuxième et dernier mandat.

L'ancien premier ministre Pierre Elliott Trudeau avait eu droit à un dîner d'État à deux reprises durant son règne. Le premier avait été offert par le président Gerald Ford en 1974 et le second par le président Jimmy Carter en 1977.

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