Une forte majorité de Canadiens veut une réforme électorale

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En campagne électorale, les libéraux de Justin Trudeau ont promis de faire en sorte que l'élection de 2015 « soit la dernière élection fédérale organisée selon un scrutin majoritaire uninominal à un tour ».

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(Ottawa) Les libéraux de Justin Trudeau ont promis d'instaurer un nouveau mode de scrutin à temps pour les élections de 2019. Et les Canadiens tiennent à ce qu'ils respectent leur promesse en adoptant un mode de représentation proportionnelle comparable à ce qui existe dans certains pays d'Europe.

C'est du moins ce qui se dégage d'un vaste sondage mené par la firme Abacus Data auprès de 2986 Canadiens dans le cadre d'une étude réalisée par l'Institut Broadbent, un groupe de réflexion qui fait la promotion des idées progressistes et qui porte le nom de l'ancien chef du NPD Ed Broadbent.

En campagne électorale, les libéraux de Justin Trudeau ont promis de faire en sorte que l'élection de 2015 « soit la dernière élection fédérale organisée selon un scrutin majoritaire uninominal à un tour ».

Ils se sont engagés à créer un comité parlementaire spécial composé de membres de tous les partis politiques, qui aura comme mandat d'étudier et de proposer un train de réformes électorales, comme les bulletins hiérarchisés, la représentation proportionnelle, le vote obligatoire et le vote en ligne.

Le comité qui sera formé aura 18 mois pour accoucher d'une proposition finale, et la ministre responsable des Institutions démocratiques, Maryam Monsef, devra déposer un projet de loi pour la mettre en oeuvre. « Nous ferons en sorte que chaque vote compte », peut-on lire dans le programme électoral du Parti libéral.

Un changement demandé

Selon le coup de sonde réalisé pour l'Institut Broadbent, une imposante majorité de Canadiens souhaitent que le mode de scrutin soit changé (83 %), tandis que seulement 17 % des répondants se disent satisfaits du mode actuel.

Parmi ceux qui optent pour une réforme, on en dénote 42 % qui réclament des changements importants (33 %) ou une réforme de fond en comble (9 %). Une autre tranche de 41 % soutient que des modifications mineures feront l'affaire.

L'option qui semble obtenir la plus grande faveur est une forme de représentation proportionnelle (44 %) parce que ce système est simple à comprendre. Par exemple, un parti qui obtiendrait 25 % des suffrages au pays obtiendrait aussi 25 % des sièges à la Chambre des communes.

Il existe peu d'appétit pour le scrutin préférentiel, où l'électeur devrait indiquer ses choix en ordre d'importance.

« Le principe voulant que notre mode de scrutin veille à ce que le nombre de sièges au Parlement reflète le niveau d'appui reçu par un parti dans l'ensemble du pays est simple et facile à comprendre. C'est aussi un principe équitable et populaire », a indiqué Rick Smith, le directeur exécutif de l'Institut Broadbent.

Le sondage a été réalisé en ligne par la firme Abacus Data du 3 au 6 novembre, soit deux semaines après les élections du 19 octobre. La marge d'erreur d'un échantillon de cette taille (2986 répondants) est de plus ou moins 1,8 %, 19 fois sur 20.

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