Entrevue à la BBC: Justin Trudeau attaque ses détracteurs politiques

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Justin Trudeau

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Bruce Cheadle
La Presse Canadienne
Londres

Le premier ministre Justin Trudeau s'est servi d'une prestigieuse tribune télévisée de Grande-Bretagne pour répliquer à ses détracteurs au Canada.

Avant de se faire élire à la tête du pays, pendant plus de deux ans, Justin Trudeau a été la cible des publicités négatives du Parti conservateur, qui dépeignaient le jeune politicien comme étant trop inexpérimenté pour gouverner le Canada.

En entrevue à l'émission NewsNight, du réseau BBC, M. Trudeau s'est fait questionner sur son fameux nom, hérité de son père, l'ancien premier ministre Pierre Eliott Trudeau, et il a reconnu que ses antécédents ont pu lui ouvrir des portes dans une certaine mesure.

«J'ai été élevé de façon à travailler deux ou trois fois plus fort que les autres pour passer à travers cette porte qui est maintenant ouverte», a-t-il nuancé, avant de se livrer à des attaques qui semblaient dirigées à l'endroit de l'ancien premier ministre Stephen Harper et des partisans conservateurs.

«Il y a beaucoup de gens qui ont fait fi de cela, et qui ont affirmé que (je) n'avais rien qu'un nom à offrir et se sont retrouvés perplexes lorsque je leur ai fait mordre la poussière», a déclaré le premier ministre.

M. Trudeau a aussi jugé sévèrement les politiciens néophytes qui se présentent comme des «antipoliticiens», citant notamment le candidat républicain Donald Trump et «notre propre Rob Ford à Toronto».

Le premier ministre a également confié que la campagne fédérale de cette année lui avait appris l'attrait momentané que pouvaient susciter des enjeux politiques controversés.

«Mais quand on y pense vraiment, quand les citoyens considèrent vraiment dans l'isoloir qu'ils voteront contre leurs voisins, contre quelqu'un qui est différent d'eux... Dans une société pluraliste comme la nôtre - il devient difficile de conserver cette haine, cette crainte du commerçant en bas de la rue ou de son collègue qui est à deux bureaux», a-t-il expliqué.

L'entrevue de Justin Trudeau a été diffusée mercredi dans une émission prestigieuse d'affaires publiques qui a probablement rassemblé un vaste auditoire en une journée où le gouvernement de la Grande-Bretagne a présenté sa mise à jour économique de l'automne.

Le fait de profiter d'une tribune internationale pour discuter d'enjeux intérieurs est généralement dénoncé par les politiciens de toute allégeance politique. Les conservateurs ont souvent accusé leurs détracteurs d'avoir parlé en mal du Canada à l'étranger, bien que M. Harper ne se soit pas retenu lui-même de tenir des propos partisans dans d'autres pays.

À un sommet du G8 en Italie, en 2008, M. Harper avait dû s'excuser après avoir utilisé une conférence de presse de clôture pour s'attaquer au chef libéral de l'époque, Michael Ignatieff. Stephen Harper avait critiqué M. Ignatieff en lien avec une déclaration qu'il n'avait même pas faite.

Justin Trudeau a quitté Londres, jeudi, pour participer à un sommet des pays du Commonwealth, à Malte. Mercredi, il avait rencontré le premier ministre David Cameron et la reine Elizabeth.

Son séjour à l'international se terminera avec la conférence sur le climat de Paris, qui commence lundi.

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