Accueil des réfugiés syriens: Couillard se dit totalement rassuré

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C'était le première fois lundi que les premiers ministres des provinces se réunissaient avec leur homologue du Canada depuis 2009.

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(OTTAWA) Le premier ministre Philippe Couillard s'est dit totalement rassuré par les réponses obtenues sur les questions de la sécurité et du financement liés à l'accueil de 25 000 réfugiés syriens, à la sortie d'une réunion avec ses homologues des provinces et le premier ministre Justin Trudeau à Ottawa, lundi.

«On a eu une présentation très complète de la part du gouvernement fédéral sur la façon dont les vérifications de sécurité sont faites. [...] C'est fait de façon très serrée, sans compromis et de la bonne façon. Autant sur cette question que sur la question du financement, nous sommes très rassurés», a-t-il déclaré.

Le gouvernement doit annoncer cet après-midi son plan pour l'accueil de 25 000 réfugiés dans la foulée d'une promesse électorale faite par le Parti libéral. Ottawa est jusqu'ici demeuré discret sur la stratégie qu'il prépare depuis la prestation de serment du Conseil des ministres, il y a deux semaines. Mais quelques informations ont déjà filtré dans les médias, informations qui se confirmeront - ou non - aujourd'hui.

La facture pour une telle entreprise pourrait ainsi s'élever à plus de 1 milliard de dollars. Pas moins de 900 réfugiés doivent arriver chaque jour à Montréal et Toronto à partir du 1er décembre, pour ensuite être dirigés à divers endroits, dont temporairement sur certaines bases militaires comme Valcartier. L'hôpital Royal Victoria pourrait être mis à contribution pour accueillir certains des nouveaux venus attendus dans la région de Montréal.

La Croix-Rouge serait l'un des principaux partenaires du gouvernement canadien, notamment pour les services de première ligne lors de l'accueil des milliers de personnes attendues à Montréal et ailleurs au pays. À cet égard, on évoquait lundi la possibilité qu'un immeuble de la montée de Liesse, près de l'aéroport de Dorval, serve de centre de transition pour loger certaines personnes pendant les premières heures ou quelques jours.

Familles, femmes ou enfants

CBC a également rapporté dimanche soir que la démarche se limiterait aux familles ou aux femmes et aux enfants. Cette information a grandement fait réagir et des intervenants comme le Conseil canadien pour les réfugiés s'en sont dits fort préoccupés.

«Il est important qu'on ne fasse pas de discrimination. On sait qu'il y a beaucoup de jeunes hommes célibataires qui sont vulnérables et à risque, on pense entre autres aux réfugiés gais. Il est important pour nous qu'on essaie de démanteler les stéréotypes voulant que les hommes syriens représentent en soi un danger pour la sécurité», a mis en garde Janet Dench, directrice du Conseil canadien pour les réfugiés.

C'était la première fois que les premiers ministres des provinces se réunissaient avec leur homologue du Canada depuis 2009, lors d'une table ronde sur l'économie avec Stephen Harper. Cette réticence de l'ex-premier ministre à rencontrer ses partenaires provinciaux et territoriaux a été vivement critiquée au cours des dernières années.

M. Couillard est entré dans la réunion en signalant certaines préoccupations quant aux conditions financières posées par l'accueil de plus de 3600 réfugiés au Québec. «Les 3600 dont il est question actuellement, qui sont déjà planifiés, l'argent est là, a-t-il dit. Ce serait si on avait à accueillir 2000 de plus, par exemple. Là, on doit absolument avoir confirmation des ressources financières, parce que la presque totalité, sinon la totalité de ces nouveaux réfugiés sont des réfugiés non parrainés, c'est-à-dire dont tout l'accueil va être à la charge des services publics.»

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, a lui aussi exprimé certaines réserves, avant la rencontre, à l'égard d'un délai aussi court pour accueillir un si grand nombre de personnes. «Mon conseil pour le premier ministre serait de simplement suspendre cette date butoir», a-t-il dit. «Nous ne devrions pas suspendre le processus, mais nous ne devrions pas travailler en fonction d'une date butoir.» Il n'a pas réitéré ces préoccupations au cours d'un point de presse tenu en fin de soirée.

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