Les scientifiques retrouvent le droit de parole

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Désormais, un chercheur qui se fait approcher dans une conférence où aucun membre des relations médias n'est présent, par exemple, pourra parler directement aux journalistes, une situation interdite sous le précédent gouvernement.

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Les scientifiques du gouvernement fédéral retrouvent le droit de parole. Le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique, Navdeep Singh Bains, en a fait l'annonce vendredi. « Les scientifiques et les experts du gouvernement fédéral pourront parler ouvertement de leurs travaux avec les médias et le public », a-t-il déclaré, ajoutant vouloir rendre complètement accessibles au public les travaux scientifiques menés au gouvernement.

Vendredi, plusieurs directeurs d'instituts de recherche de Pêches et Océans Canada ont réuni leurs employés pour leur annoncer la nouvelle: ils peuvent désormais parler de leurs travaux aux journalistes sans obtenir d'autorisation spéciale.

« Hier [jeudi], j'ai reçu un appel du sous-ministre adjoint aux sciences, qui m'a avisé d'un assouplissement des communications avec les médias », raconte Yves de Lafontaine, directeur de l'Institut Maurice-Lamontagne, un centre de recherche sur la mer installé à Mont-Joli, dans le Bas-Saint-Laurent.

La publication National Observer a rapporté vendredi que la même chose s'est produite à l'Institut Bedford, en Nouvelle-Écosse, une nouvelle qui s'est rapidement propagée sur les réseaux sociaux.

« Maintenant, si un scientifique est contacté par les médias, il a le droit de leur répondre directement », a expliqué à La Presse le directeur scientifique de l'endroit, Alain Vézina.

La même consigne s'applique à tous les ministères du gouvernement.

Nouveau processus allégé

Auparavant, un chercheur qui était contacté par un journaliste devait avertir le service des communications de son établissement, qui communiquait ensuite avec Ottawa.

« Le processus était assez lourd. Ça entraînait certains délais, parfois trop longs, peut-être, qui se traduisaient souvent par une absence de communications. C'était un peu triste pour les scientifiques qui se préparaient à ces demandes », raconte M. de Lafontaine.

Selon lui, le nouveau processus devrait « être positif à la fois pour les chercheurs, les médias et le public ».

« On revient au mode qu'on a connu par le passé, qui favorise des communications plus rapides », dit M. de Lafontaine.

Désormais, un chercheur qui se fait approcher dans une conférence où aucun membre des relations médias n'est présent, par exemple, pourra parler directement aux journalistes, une situation interdite sous le précédent gouvernement.

Les associations de chercheurs et les syndicats ont souvent accusé l'ancien gouvernement Harper de « museler » les scientifiques des institutions et ministères fédéraux. Le Parti libéral avait promis de leur redonner la liberté de parole pendant la campagne électorale.

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