Début des élections: une décision calculée par les conservateurs

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper.... (Photo Etienne Ranger, LeDroit)

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Le premier ministre du Canada, Stephen Harper.

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Stephanie Levitz
La Presse Canadienne
Ottawa

Si les conservateurs ne peuvent décider pour qui voteront les électeurs le 19 octobre prochain, ils ont à tout le moins le contrôle sur le déclenchement du scrutin.

On ignore exactement quel jour Stephen Harper ira visiter le gouverneur général pour lui demander officiellement de dissoudre le Parlement. Cela fait d'ailleurs l'objet d'intenses spéculations depuis quelques semaines - et avec raison: au final, c'est un calcul politique laissé pratiquement à la discrétion des conservateurs.

Bien qu'une loi ait adopté en 2007 les élections à date fixe, elle ne détermine pas la durée maximale de la campagne électorale. La règle stipule uniquement qu'elle doit durer au moins 37 jours, en incluant le jour du déclenchement.

Sept ans plus tard, donc l'année dernière, était adoptée la controversée Loi sur l'intégrité des élections, qui a notamment changé les règles sur le financement des campagnes.

En résumé, plus la campagne dure, plus les politiciens peuvent dépenser d'argent.

Selon le Nouveau Parti démocratique (NPD), il ne fait aucun doute que les conservateurs, le parti le plus fortuné, voudront déclencher les élections plus tôt que tard.

«La rumeur veut que Stephen Harper pourrait déclencher les élections bientôt, dans aussi peu que 25 jours», indique une note de collecte de fonds envoyée par le parti la semaine dernière.

«Ce n'est pas difficile à comprendre: plus l'élection est longue, plus les conservateurs pourront dépenser pour nous attaquer.»

D'un autre côté, une fois les élections déclenchées, les institutions gouvernementales ne peuvent plus faire de publicité, à moins d'en avoir l'obligation légale ou que ce soit une question de sécurité publique.

Parallèlement, des limites de dépenses sont imposées aux partis politiques.

Donc dans leurs calculs, les conservateurs doivent déterminer ce qui vaut le plus: des publicités négatives à l'endroit de leurs adversaires - des dépenses limitées par la loi - ou des publicités faisant la promotion de leurs programmes payées par les contribuables, et soumises à aucune limite.

Santé Canada a d'ailleurs annoncé la semaine dernière qu'il allait remettre en ondes sa campagne de publicité sur la drogue jusqu'au 8 août.

Date à laquelle, selon plusieurs sources, Stephen Harper pourrait aller cogner à la porte du gouverneur général.

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