«Ralentissement» économique: Harper prône la «forte discipline fiscale»

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Stephen Harper a fait ces commentaires samedi, à Pickering, en Ontario, où il a annoncé que le gouvernement fédéral offrirait plus du double de sa contribution initiale pour l'expansion du parc urbain national de la Rouge, dans la grande région de Toronto.

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Adam Miller
La Presse Canadienne
PICKERING, Ontario

Stephen Harper a déclaré samedi que le gouvernement allait réagir au «ralentissement» de l'économie canadienne par une «forte discipline fiscale».

Le premier ministre a affirmé que l'économie canadienne avait été touchée négativement par la crise économique en Europe, le «ralentissement économique important et les autres problèmes reliés» en Chine et la «croissance très négative au premier trimestre» aux États-Unis.

Il a fait ces commentaires samedi, à Pickering, en Ontario, où il a annoncé que le gouvernement fédéral offrirait plus du double de sa contribution initiale pour l'expansion du parc urbain national de la Rouge, dans la grande région de Toronto.

Le prix du pétrole et d'autres matières premières est particulièrement influencé par le ralentissement économique, auquel le premier ministre a assuré qu'il réagirait par une «forte discipline fiscale».

Stephen Harper a dit croire que d'abaisser les impôts et de réaliser des investissements d'envergure dans l'économie canadienne, au moyen de contributions telle la prestation universelle pour la garde d'enfants (PUGE), aiderait à stabiliser l'avenir économique du pays.

Il a ajouté que le gouvernement fédéral n'allait pas «s'engager dans la spirale du déficit» qui mènerait à une baisse de sa cote de crédit, ni créer un «gel des investissements» en haussant les impôts des entreprises, et qu'il ne supprimerait pas les allégements fiscaux accordés aux familles.

«Tous les experts du monde croient que ce pays va poursuivre sa croissance à mesure que l'année va avancer et qu'il a certaines des meilleures perspectives de croissance devant lui, a déclaré M. Harper. Aussi longtemps que nous poursuivons notre plan d'impôts peu élevés, de budget équilibré et de faible dette, ce pays continuera à croître.»

Il y a quelques jours, le ministre des Finances, Joe Olivier, a affirmé qu'il était trop tôt pour dire que l'économie canadienne est tombée en récession. «Les chiffres ne sont pas encore sortis, a dit M. Oliver, mardi, à Vancouver. Lorsqu'ils seront sortis, nous verrons ce qu'ils nous disent.»

Pourtant, il y a une semaine, le ministre rejetait clairement les prévisions d'une importante banque américaine, Bank of America Merrill Lynch, selon lesquelles le Canada serait déjà en récession. Selon l'institution, l'économie canadienne semblait s'être contractée de 0,6 % au deuxième trimestre, après une contraction similaire durant les trois premiers mois de l'année.

Les craintes de récession s'accentuent également depuis que les données de Statistique Canada dévoilées la semaine dernière ont montré que l'économie s'était contractée en avril, un quatrième déclin mensuel consécutif.

De son côté, la Banque TD a estimé lundi dernier que le Canada se trouvait vraisemblablement en récession pour la première moitié de l'année, et elle a prédit que la Banque du Canada abaisserait ses taux d'intérêt la semaine prochaine.

La prochaine mise à jour sur les données mensuelles du produit intérieur brut doit être livrée le 31 juillet.

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