Ambiance très politisée au Stampede de Calgary

Le chef du NPD, Thomas Mulcair... (Photo Jeff McIntosh, La Presse Canadienne)

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Le chef du NPD, Thomas Mulcair

Photo Jeff McIntosh, La Presse Canadienne

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Bill Graveland
La Presse Canadienne
Calgary

Le scrutin à venir flotte telle l'ombre d'un chapeau de cowboy sur la tête des chefs fédéraux au Stampede de Calgary, où les politiciens se font la lutte pour courtiser les électeurs.

Chaque année, les chefs s'apostrophent au cours de cette semaine de compétitions de rodéo, de courses de chariots et autres concerts country. L'ambiance est toutefois un peu plus chargée cette année, à l'approche des élections fédérales d'octobre et peu après la victoire surprise des néo-démocrates aux élections provinciales albertaines en mai.

Le maire de Calgary, Naheed Nenshi, a déclaré que la «vague orange» qui a balayé l'Alberta et chassé du pouvoir les progressistes-conservateurs après près de 45 ans est peut-être un signe que le premier ministre conservateur Stephen Harper pourrait avoir de la compétition néo-démocrate ou libérale dans sa province natale.

«Il se pourrait bien que cette ville soit au coeur de la joute pour la première fois depuis que je suis né, a fait remarquer le maire Nenshi, vendredi. Ça ne veut pas nécessairement dire que Thomas Mulcair trouvera un terreau super fertile ici, mais je crois que cela signifie que les Calgariens et les Albertains ont fait savoir qu'ils peuvent faire les choses différemment.»

L'élu municipal ne serait pas surpris d'assister à des percées libérales ou néo-démocrates dans certaines circonscriptions de Calgary et d'Edmonton.

Le chef néo-démocrate Thomas Mulcair, qui assiste au Stampede avec sa famille, a souligné que son parti est sur une lancée depuis les élections fédérales de 2011. «En réalité, les gens nous observent de très près et notre percée en Alberta a suivi celle au Québec durant la campagne de 2011, a-t-il précisé. Cela démontre que le NDP représente vraiment le changement.»

De son côté, le chef libéral Justin Trudeau a déclaré que la nouvelle réalité de l'Alberta était la preuve que le changement est possible. «Les libéraux albertains de longue date sont habitués à un certain niveau d'impopularité lié à leur allégeance, a-t-il fait valoir. Personne ne devient libéral en Alberta parce que ça lui facilite l'accès à un club privé, à de meilleurs cercles sociaux ou à des contrats. Je crois que les gens réalisent qu'il y a des options possibles.»

Interrogé quant à savoir si le Stampede marquait le début d'une série de barbecues partisans pour le Parti conservateur, Stephen Harper a fait savoir que c'était le cas. «Je fais mon propre barbecue demain soir. Le Stampede est toujours parmi les premiers barbecues d'été auxquels nous assistons à travers le pays. En ce sens, cette année n'est pas différente des autres», a expliqué le premier ministre à CTV Calgary.

La première ministre albertaine, Rachel Notley, doit rencontrer le premier ministre Harper lundi. Elle n'est pas surprise de voir les chefs fédéraux tenter de séduire les électeurs à Calgary.

Mme Notley estime que l'électorat traditionnel de sa province rajeunit et devient plus progressiste, et que la victoire néo-démocrate du mois de mai provoque un effet domino. «Je crois que ça fait sentir aux gens qui veulent voter pour le leadership de Thomas Mulcair et du NPD du Canada que leur vote est celui qui peut gagner», a-t-elle affirmé.

«Je crois que c'est ce que notre victoire leur a appris; que ce n'est pas nécessaire de voter pour son second choix au nom du vote stratégique. Ils peuvent voter pour qui ils veulent. Alors je crois que c'est ce qui aide le NDP de Thomas Mulcair, et nous allons voir ce qui adviendra de lui», a-t-elle dit.

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