Le Parti vert recrute l'écologiste André Bélisle qui... «n'aime pas vraiment la politique»

André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre... (Archives La Presse)

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André Bélisle, président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique.

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La Presse Canadienne

Le nouveau candidat du Parti vert du Canada peut difficilement se faire taxer de manquer d'honnêteté.

En entrevue à La Presse Canadienne, André Bélisle, l'un des fondateurs et ancien président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), a lancé de but en blanc qu'il «n'aime pas vraiment la politique».

Après cette entorse à la langue de bois, il a expliqué qu'il travaillerait tout de même d'arrache-pied pour se faire élire dans Bellechasse-Les Etchemins-Lévis.

Invité à clarifier cette apparente contradiction, l'homme originaire de Frampton, une petite municipalité de la région de Chaudière-Appalaches, a soutenu qu'il voulait coûte que coûte siéger aux Communes pour contribuer à redorer le blason de son pays sur la scène internationale.

«Ça fait à peu près 40 ans que je suis actif sur la scène environnementale et je l'ai été pendant 33 ans à l'AQLPA. J'ai pu voir le Canada devenir, pendant ce temps-là, un leader en environnement à travers la planète, qui était reconnu par tout le monde mais, aujourd'hui, il est vu comme un cancre», a-t-il déploré.

M. Bélisle, qui est un néophyte en matière de politique, a précisé qu'à son avis, la réputation de son pays a commencé à sérieusement s'étioler à partir du moment où les conservateurs se sont mis à occuper les banquettes gouvernementales au Parlement, à Ottawa.

Pour freiner ce qu'il perçoit visiblement comme une interminable glissade, il s'est senti forcé «d'agir, de s'exprimer» et d'essayer de remettre les enjeux écologiques au coeur du débat public.

Il s'est, d'ailleurs, déjà engagé à ne ménager aucun effort pour éviter que ces thématiques ne soient balayées sous le tapis durant la prochaine bataille électorale.

«Je veux que les questions environnementales fassent l'objet de débats honnêtes et non pas qu'on nous serve la cassette qu'on a entendue depuis que les conservateurs sont là», a-t-il martelé.

Le chef adjoint du Parti vert du Canada, Daniel Green, a bon espoir de voir sa recrue parvenir à relever ce défi de taille.

«André Bélisle a la crédibilité, les connaissances pour parvenir à faire entendre sa voix. Il a les appuis de bien des citoyens qui ont suivi ses actions et ses campagnes à travers la province».

M. Green s'est dit convaincu que le nouveau venu pourrait causer la surprise en parvenant à effectuer une percée au Québec à l'occasion des prochaines élections générales.

Il a mentionné qu'en prévision de ce grand rendez-vous, sa formation avait ciblé une poignée de circonscriptions, dont celle de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, où elle mettrait particulièrement le paquet.

«On a choisi une quinzaine de comtés avec des candidats de haute stature pour tenter d'y gagner», a-t-il souligné.

Malgré toute cette bonne volonté, Daniel Green a reconnu que son camp avait «une grosse côte à remonter au Québec» y compris dans l'actuel fief du ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Steven Blaney.

Lors du scrutin de 2011, cet élu conservateur avait remporté près de 44% des voix dans sa circonscription alors désignée sous le nom de Lévis-Bellechasse.

Le candidat du Parti vert du Canada, Sacha Dougé, avait, quant à lui, fini bon dernier en cumulant moins de 2% des votes.

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